Retour progressif au calme à Bule après plusieurs semaines des combats FARDC-CRP

 

Le centre commercial de Bule, situé à une centaine de kilomètres de Bunia, dans le territoire de Djugu, retrouve progressivement une atmosphère plus apaisée après plusieurs semaines d’affrontements entre les FARDC et les miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP). Cette amélioration relative de la situation sécuritaire a permis l’arrivée sur place d’une organisation humanitaire médicale, venue renforcer les capacités du centre de santé Salama, durement affecté par le manque de médicaments.

Selon des sources locales, le calme relatif observé ces derniers jours a conduit les autorités militaires à assouplir légèrement les restrictions de mouvement.
Elles ont autorisé uniquement les femmes à accéder à leurs champs, afin de se procurer des vivres et ainsi répondre aux besoins essentiels de leurs familles.

Ce geste intervient dans un contexte où de nombreuses familles vivent en situation de grande fragilité après les récents affrontements.

Le centre de santé Salama enfin soutenu par une organisation médicale

Le centre de santé Salama faisait face à de graves difficultés dans la prise en charge des malades et blessés, faute de médicaments.
Une autorité sanitaire locale indique que l’établissement était dans l’incapacité d’assurer des soins adéquats à une population affluant en nombre croissant.

L’arrivée d’une organisation humanitaire spécialisée dans le domaine médical apporte un soulagement majeur, en particulier pour les femmes enceintes, les personnes malnutries et les enfants malades.

Malgré ce retour progressif au calme, les incidents ne sont pas totalement terminés.
À la paroisse catholique de Bule, le presbytère a été vandalisé par des individus non identifiés, qui ont emporté plusieurs biens de valeur.

Cette situation montre que la sécurité reste fragile et que la vigilance demeure nécessaire.

Des activités socio-économiques concentrées autour de la plaine de Savo

Une grande partie de la population de la contrée s’est réfugiée autour du site de la plaine de Savo pour fuir les violences.
C’est désormais dans cette zone que se déroulent l’essentiel des activités socio-économiques, la population cherchant à s’organiser dans un contexte d’incertitude et d’instabilité.

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