
Une dizaine d’organisations du Nord-Kivu appellent les belligérants à cesser le recrutement d’enfants dans cette partie du pays.
Elles ont lancé cet appel en marge de la Journée internationale des enfants-soldats, commémorée chaque 12 février.
Initiée par la Section Protection de l’Enfant de la MONUSCO, l’activité a permis aux participants de dénoncer l’activisme persistant de plusieurs groupes armés qui, depuis des années, alimentent l’enrôlement et l’exploitation d’enfants dans la province.
Ces jeunes défenseurs des droits de l’enfant dressent un constat alarmant : malgré les efforts consentis, des milliers d’enfants continuent d’être enrôlés dans les groupes et forces armés du Nord-Kivu.
« Malgré la mobilisation et les efforts fournis, il n’y a pas vraiment de grande différence. Certes, des cas sont dénoncés, certains auteurs sont sanctionnés et les enfants victimes sont pris en charge. Mais jusqu’à présent, l’impact reste insuffisant », a déploré Kanika Sumbayi, élève à l’Institut Byayi de Goma.
Pour Ketia Babingwa, du Parlement d’Enfant, l’implication directe des communautés pourrait changer la donne :
« La base de tout, c’est la communauté, c’est l’éducation que l’on y reçoit. Si l’on commence à sensibiliser la communauté, il y aura moins de personnes prêtes à recruter des enfants dans les groupes armés. Il faut aussi approcher ceux qui pratiquent ces recrutements pour leur montrer les conséquences de leurs actes ».
La Section Protection de l’Enfant de la MONUSCO et ses partenaires locaux annoncent la poursuite des actions de sensibilisation contre le recrutement d’enfants dans les groupes armés.
Après cette table ronde, une deuxième activité est prévue dans une école de Goma afin de sensibiliser élèves et enseignants à la prévention du recrutement d’enfants par les groupes armés.







