Inspection générale du travail en mission de contrôle dans le secteur du commerce

Le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale a instruit l’Inspection générale du travail d’organiser une mission de contrôle dans le secteur du commerce et de la grande distribution à Kinshasa.
Cette mission vise à garantir l’application de la législation du travail et à amener les employeurs de ce secteur à se conformer aux dispositions légales en vigueur.

Cette initiative intervient à la suite des tensions observées les 23 et 24 mars dans plusieurs magasins appartenant à des commerçants indo-pakistanais, tant au centre-ville de Kinshasa que dans certains quartiers périphériques, notamment à Pompage, dans la commune de Ngaliema.

A l’origine de ces tensions :
la non-application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), fixé à 21 500 francs congolais par jour.
Les travailleurs ont déclenché une grève générale et illimitée pour réclamer de meilleures conditions salariales et dénoncer le non-respect de leurs droits.

De leur côté, les commerçants affirment que les charges auxquelles ils font face ne leur permettent pas d’appliquer aisément le nouveau barème du SMIG, tandis que les travailleurs insistent sur l’impérieuse nécessité d’en garantir l’effectivité.

Question

Quelle analyse faire de cette situation relative à la non-application du SMIG fixé à 21 500 francs congolais par jour ?

Invités

Jean Makayanga, président de l’Intersyndicale du secteur du commerce, également vice-président du Syndicat Solidarité.
John Mwenda, chargé de la cellule SMIG à la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Alidor Tshibanda, docteur en sciences politiques (UNIKIN) et enseignant à l’Université pédagogique nationale (UPN), spécialiste de l’État et de la démocratie.

 

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