
A l’occasion de la clôture du mois de la femme, la Première ministre Judith Suminwa a réaffirmé, lundi 30 mars à Kinshasa, la détermination du gouvernement à inclure davantage de femmes dans la politique de sécurité nationale.
Pour la cheffe du gouvernement, l'intégration du genre est une condition sine qua non pour une sécurité crédible et un développement durable.
Ce plaidoyer a été formulé lors de la clôture du forum consacré à l'intégration des femmes au sein des forces de défense et de sécurité (FARDC, PNC, ANR, DGM et Conseil national de sécurité).
L'événement a été organisé par le Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de la sécurité, avec l'appui de la MONUSCO et du ministère du Genre.
Des actrices de première ligne
S'opposant aux « esprits conservateurs », Judith Suminwa a insisté sur le rôle crucial que jouent les femmes dans la stabilité du pays. Elle a rappelé que les femmes ne doivent pas être perçues comme de simples bénéficiaires des politiques de sécurité, mais comme des actrices majeures.
« Les femmes sont des actrices de première ligne, tant dans la prévention, l’alerte communautaire, la cohésion sociale, la médiation, la résilience que la reconstruction », a déclaré la Première ministre.
Le gouvernement mise sur une approche représentative pour renforcer l'efficacité des institutions sécuritaires. La Première ministre a d'ailleurs salué l'engagement constant des Congolaises dans la mise en œuvre de l'agenda « Femmes, Paix et Sécurité ».
Cette rencontre a réuni de nombreuses figures de la société civile et des organisations de défense des droits des femmes, aux côtés de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae. Elle marque une étape importante dans la réforme du secteur de la sécurité en RDC, visant à briser les plafonds de verre au sein des corps en uniforme.







