
Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé, lundi 11 mai, un montant global de 23 milliards d’euros d’investissements en faveur de l’Afrique, dont 14 milliards d’euros d’investissements strictement français, publics et privés.
Il a fait cette annonce lors de la clôture du forum des affaires du sommet franco‑africain Africa Forward, tenu à Nairobi, au Kenya.
Parmi les principaux secteurs bénéficiaires de ces investissements français figurent la transition énergétique, avec 4,3 milliards d’euros, le numérique et l’intelligence artificielle (3,76 milliards), l’économie bleue (3,3 milliards) et l’agriculture (1 milliard), selon l’Élysée.
En outre, 942 millions d’euros sont destinés au secteur de la santé, 300 millions à celui de l’industrialisation et 250 millions d’euros au secteur bancaire et financier.
Ce mardi 12 mai, dernier jour du sommet, une rencontre a réuni des responsables politiques ainsi qu’une trentaine de PDG africains et français afin d’échanger sur les enjeux liés à l’industrialisation et à la transition énergétique.
Très sollicité, le secteur privé a plaidé pour davantage de stabilité économique et des règles fiscales plus prévisibles. Les entreprises présentes, parmi lesquelles CMA CGM, Orange, Equity Bank et TotalEnergies, représentent à elles seules plus de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur le continent africain.
Un autre enjeu majeur de cette session a porté sur la réforme de l’architecture financière internationale, portée conjointement par les présidents français et kényan, en vue de promouvoir un système plus équitable et mieux adapté aux besoins des pays du Sud.
Les discussions ont également abordé les questions de paix et de sécurité en Afrique.
Au total, 32 chefs d’État et de gouvernement étaient attendus ce mardi dans la capitale kényane.
Trois absences notables ont toutefois été relevées : celles des dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Paris.
Malgré cela, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest étaient représentés, notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Togo.








