
Quatre miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP) ont été tués et deux autres grièvement blessés lors des combats qui ont opposé, vendredi 22 mai 2026, l’armée à cette rébellion dirigée par Thomas Lubanga, au village de Liri, dans le territoire de Djugu, en Ituri. Selon des sources sécuritaires, ces assaillants ont incendié quelques huttes d’une position des FARDC dans cette zone. Des activistes des droits humains dénoncent la violation, par la CRP, de son propre cessez-le-feu décrété unilatéralement le 14 mai dernier.
Selon des sources sécuritaires, c’est à la mi-journée de vendredi qu’un groupe d’une vingtaine d’éléments de la Convention pour la révolution populaire a attaqué une position des FARDC au village de Liri, vers Sumbuso, au nord-est de Bule, dans le territoire de Djugu. L’objectif était de se ravitailler en armes et munitions afin de déloger les forces loyalistes de cette entité, pour accéder au centre commercial de Bule.
Les affrontements entre les deux parties ont duré quelques heures. Les mêmes sources avancent un bilan de sept miliciens de la CRP tués, plus un autre qui a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi, au site de la plaine Savo. Ce milicien blessé recevait des soins sur ce site avec deux de ses compagnons d’armes grièvement blessés par balles.
Par ailleurs, un char de combat de la MONUSCO, qui intervenait pour protéger le site de déplacés de la plaine Savo, a essuyé des coups de balles ayant endommagé ses pneus.
Il s’agit du premier accrochage de cette envergure entre les FARDC et les miliciens de la CRP depuis que ce mouvement armé a décrété unilatéralement un cessez-le-feu, le 14 mai dernier, afin de donner une chance au processus de paix en cours dans le pays. Des activistes des droits humains craignent que cette violation du cessez-le-feu n’accentue les violences armées dans le territoire de Djugu et n’empêche le retour des personnes déplacées dans leurs villages respectifs.








