Le gouvernement congolais et ses partenaires intensifient leurs efforts pour contenir la propagation de la maladie à virus Ebola en Ituri. Le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe, a fait cette affirmation mardi 26 mai depuis la ville de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental. Cette déclaration répond aux inquiétudes de la société civile de l’Ituri sur une pénurie présumée de matériels médicaux.
Dotation suffisante en matériels de protection
Un membre de la société civile dénonçait le manque d’intrants de protection pour le personnel soignant et l’insuffisance de la prise en charge médicale.
Selon lui, cette situation causait la recrudescence des cas et des décès.
Professeur Jean-Jacques Muyembe contredit ces affirmations. Il confirme cependant que les organismes internationaux comme l'OMS, l'UNICEF et MSF approvisionnent régulièrement les zones touchées, notamment Bunia, Ruampara et Mongwalu.
Le directeur de l’INRB précise que l'accent est mis sur la sécurité des équipes médicales pour maintenir la confiance des communautés locales.
Appel au calme et expertise nationale
La République démocratique du Congo fait face à sa 17è épidémie d'Ebola.
Les autorités scientifiques appellent la population à éviter la panique, mettant en avant l'expérience acquise par le pays dans la gestion de cette crise sanitaire.
Des analyses approfondies se poursuivent néanmoins sur le terrain pour étudier l'évolution de la létalité du virus actuel.
« Sur place à Bunia, à Ruampara et à Mongwalu, les organismes internationaux tels l'OMS, l'UNICEF, MSF ont apporté suffisamment de matériels de protection. Ce n'est plus un problème pour le moment. Le matériel de protection est très important, surtout pour le personnel soignant, parce qu'un médecin ou un infirmier qui est malade, ça décourage la population », rassure professeur Jean-Jacques Muyembe.
Il insiste sur la protection des personnels soignants qui se trouvent à la première ligne de la riposte.
« Le message est de dire qu'il n'y a pas de raison de paniquer, parce que c'est notre 17ème épidémie. La RDC a développé une certaine expertise dans la lutte contre cette maladie, reconnue dans le monde entier », a conclu ce virologue.







