La population de Beni (Nord-Kivu) est confrontée au manque d’eau potable. Ce liquide précieux ne coule plus des robinets depuis plusieurs mois dans certains quartiers de ce territoire, tandis que d’autres ne sont approvisionnés qu’une à deux fois par semaine. Cette crise entrave la lutte contre l’épidémie d’Ebola, déclarée en RDC depuis 15 mai 2026.
Pourtant, le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon est recommandé, car il demeure l’une des principales mesures de prévention contre la maladie, selon les experts.
Ce problème de manque d’accès régulier à l’eau potable suscite naturellement de vives inquiétudes au sein de la population.
Dans plusieurs quartiers de Beni, les habitants peinent à s’approvisionner régulièrement en eau potable. Certains ménages passent plusieurs mois sans être servis en eau, malgré les besoins croissants liés à la prévention contre Ebola.
Cette difficulté complique notamment le respect des mesures d’hygiène recommandées par les autorités sanitaires, notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon.
Le responsable de la Protection civile à Beni, Jean Pierre Kapitula, estime que, sans un approvisionnement régulier en eau potable, les efforts de prévention risquent de se heurter à d’importantes contraintes sur le terrain :
« Nous n'avons pas l'eau. L'accès à l'eau potable, aujourd'hui, est un problème très significatif. Même si nous avons la REGIDESO, elle rencontre des difficultés à servir toute la population de Beni. On ne peut pas dire que l'eau est primordiale pour faciliter le lavage des mains et ne pas avoir un accès facile à cette eau »
Selon lui, le Gouvernement doit prendre ses responsabilités sur toutes les questions majeures qui peuvent faciliter la lutte contre la maladie à virus Ebola.
Il s’agit d’un défi majeur dans ce contexte de crise sanitaire ; d’autant plus que la région de Beni connaît d’importants mouvements de population avec la province voisine de l’Ituri, épicentre de l’actuelle épidémie d’Ebola.








