
La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a célébré, vendredi 29 mai à Kinshasa, la Journée internationale des Casques bleus à son quartier général. Une cérémonie marquée par des hommages aux soldats tombés au combat et des discours officiels rappelant le rôle des casques bleus dans les missions de paix en RDC.
Dépôt de gerbes de fleurs, minutes de silence et allocutions officielles ont rythmé cette commémoration organisée en mémoire des personnels des Nations unies morts en service.
À cette occasion, le chef de la MONUSCO, James Swan, a rappelé que depuis la création de la mission sous le nom de MONUC en 1999, 469 casques bleus ont perdu la vie dans l’exercice de leur mission de protection des populations civiles en République démocratique du Congo.
Selon les statistiques présentées, les casques bleus décédés provenaient de 53 pays différents, parmi lesquels 435 hommes et 34 femmes. La composante militaire reste celle qui a payé le plus lourd tribut, avec 283 membres de la force tombés au service de la paix.
Dans son intervention, James Swan a rendu un vibrant hommage à ces personnels des Nations unies morts en mission.
« Nous nous souvenons de tous les membres de la MONUSCO et de la MONUC, militaires, policiers et civils, qui ont perdu la vie alors qu'ils servaient sous le drapeau des Nations unies. Nous honorons leur mémoire avec humilité et un profond respect », a-t-il déclaré.
Le chef de la MONUSCO a également insisté sur la nécessité de lutter contre l’impunité concernant les attaques visant les casques bleus.
« Leur service ne sera jamais oublié et les Nations unies continueront de rechercher la justice afin de lutter contre l'impunité, car les attaques contre les casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre », a ajouté James Swan.
Dans le contexte sécuritaire actuel à l’Est de la RDC, les casques bleus poursuivent leurs opérations de protection des civils, notamment à travers des patrouilles destinées à prévenir les attaques des groupes armés, particulièrement en Ituri.
La MONUSCO appuie également les FARDC dans les opérations visant à neutraliser les groupes armés et à sécuriser plusieurs zones jugées critiques.






