La zone de santé de Nyankunde, dans le territoire d’Irumu en Ituri, continue de faire face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Dans ce contexte, un appui financier de 15 000 dollars américains a été remis jeudi 28 mai à l’Hôpital général de référence Centre médical évangélique de Nyankunde par un élu originaire du territoire. Cette contribution vise à soutenir les efforts de prise en charge des malades.
Selon le médecin-chef de la zone de santé de Nyankunde, le docteur Désiré Duabo Musubi, cette assistance intervient à un moment où les structures sanitaires locales traversent une période difficile dans la gestion des cas confirmés d’Ebola.
« Cet appui que nous recevons aujourd’hui est destiné à tous ces malades, mais aussi à leur prise en charge nutritionnelle, car c’est un problème qui se pose avec acuité chez les patients confirmés et internés, y compris les cas suspects que nous surveillons », a-t-il expliqué.
Pour les responsables sanitaires, cette aide permettra d’améliorer les conditions de prise en charge des patients dans une zone confrontée à plusieurs défis liés à la riposte contre la maladie.
De son côté, le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri dénonce les conditions précaires dans lesquelles certains malades sont soignés et appelle à un engagement accru des autorités pour renforcer le système sanitaire local.
Son président, Deogracias Bungamuzi, estime que les moyens actuellement disponibles restent insuffisants pour faire face efficacement à l’épidémie.
« Ils vivent dans des conditions où même les besoins minimums ne sont pas respectés. On ne peut pas éradiquer Ebola seulement par des discours à partir de Bunia. Ici à Nyankunde, la situation reste préoccupante. Nous prions pour que le gouvernement provincial, en attendant l’aide extérieure, mette des moyens suffisants afin qu’ensemble, nous puissions barrer la route à cette maladie », a-t-il déclaré.
Selon les autorités sanitaires locales, la zone de santé de Nyankunde compte actuellement douze cas confirmés d’Ebola, dont deux décès.
Face à cette situation, les acteurs sanitaires et communautaires insistent sur la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources afin d’améliorer la prise en charge des malades et de contenir la propagation de la maladie dans cette partie du territoire d’Irumu.







