
Des déplacements massifs de populations et des villages presque entièrement vidés de leurs habitants sont signalés depuis dimanche 31 mai dans les territoires de Walikale et de Masisi, au Nord-Kivu, à la suite de nouveaux affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et les groupes Wazalendo alliés aux FARDC.
Selon des sources locales, les combats, qui se sont poursuivis durant tout le week-end sur plusieurs fronts, ont contraint de nombreuses familles à fuir leurs habitations, aggravant une situation humanitaire déjà préoccupante dans cette partie de la province.
Des combats signalés sur plusieurs axes
Cependant, un calme relatif était observé ce lundi 1er juin dans la matinée dans le village de Yaki, situé entre Kashebere et Miba, dans le groupement Luberike, en territoire de Walikale. La localité a toutefois été le théâtre, la veille, de violents affrontements opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux combattants Wazalendo du groupe NDC-Rénové dirigé par Guidon Shimiray.
Des sources locales concordantes affirment que des détonations d’armes étaient de nouveau entendues dimanche vers 23 heures dans la zone de Kasopo, sur l’axe Mahanga, dans le groupement Banyungu, en territoire de Masisi.
Plusieurs villages touchés à Masisi
Les affrontements ont également été signalés sur les axes Rubaya et Nyabiondo. Là aussi, des témoins indiquent que plusieurs villages ont été affectés par les combats, notamment Ndete, Mulema et Luke, dans le groupement Nyamaboko I, secteur Osso-Banyungu.
Toujours ce weekend, d’autres accrochages ont concerné les localités de Kasenyi et Mbizo, dans le groupement Kibabi, en chefferie des Bahunde, à proximité du secteur de Katoyi.
Des notables locaux rapportent que de nombreuses familles ont quitté leurs habitations par crainte des violences, accentuant les mouvements de population dans une région déjà fragilisée par l'insécurité.
Une crise humanitaire
Depuis plusieurs semaines, les territoires de Walikale et de Masisi connaissent une recrudescence des violences armées. Cette instabilité a entraîné l’abandon progressif de plusieurs villages et perturbe fortement la vie quotidienne des populations, ces notables.
Les activités scolaires sont affectées dans plusieurs localités, tandis que les activités économiques tournent au ralenti en raison de l'insécurité persistante. Les acteurs locaux s'inquiètent d'une aggravation de la crise humanitaire si les affrontements se poursuivent dans cette partie du Nord-Kivu.








