
Un nouveau drame fluvial a endeuillé la province du Kwilu. La baleinière HB Kabuki a chaviré samedi 30 mai sur la rivière Kwilu, à proximité du territoire de Bagata, causant la mort d'au moins onze personnes. Selon les autorités locales, 47 passagers ont pu être secourus, tandis que plus de cinquante autres demeurent portés disparus.
D'après les premières informations, l'embarcation avait quitté le port de Sangi, dans le territoire de Masimanimba, lorsqu'elle a sombré dans des circonstances qui restent à élucider. Plusieurs rescapés évoquent une possible surcharge, une hypothèse qui devra être confirmée par les enquêtes en cours.
Le député national Garry Sakata, élu de Bagata, indique que la baleinière transportait environ 150 passagers au moment du naufrage.
« Au bord de cette baleinière, selon les informations et le manifeste l'indique bien, il y avait 150 passagers. Et à ce jour, on dénombre 47 rescapés. Il y a 11 morts retrouvés et les autres, dont une cinquantaine, sont introuvables », a-t-il déclaré.
Face à l'ampleur du drame, l'élu plaide pour un renforcement urgent de la sécurité sur les voies navigables de la région.
« Cette situation est dramatique et appelle au balisage des rivières Kwilu et Inzia. Les autorités locales ont sollicité l'intervention de la Régie des voies fluviales (RVF) et de l'ONATRA afin d'accéder au site du naufrage et de rechercher d'éventuelles victimes qui seraient encore coincées sous la baleinière, laquelle s'est totalement renversée », a-t-il ajouté.
Selon Garry Sakata, l'embarcation appartenait à un opérateur nommé Zungu Edi, originaire du village Bualayulu, dans le territoire de Mokambo. Il précise que la baleinière est entièrement détruite et que toutes les marchandises transportées ont été perdues.
Sur le terrain, les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent avec l'appui des équipes de secours et des habitants des localités riveraines. Les recherches visent à retrouver d'éventuels survivants et à localiser les nombreuses personnes toujours portées disparues.
Ce nouveau naufrage relance une fois de plus le débat sur la sécurité de la navigation fluviale en République démocratique du Congo. Les accidents d'embarcations demeurent fréquents sur les cours d'eau du pays, souvent en raison de la surcharge, du mauvais état des bateaux et du manque d'équipements de sécurité.
Le bilan reste provisoire et pourrait s'alourdir au fur et à mesure de l'avancement des opérations de recherche.








