
L’effondrement du pont Ituri 2, situé dans le territoire de Mambasa en Ituri, complique davantage le quotidien des populations des chefferies de Babila Bakwanza et Babombi. Selon la société civile locale, cet ouvrage constituait un axe essentiel pour l’évacuation des produits agricoles et les déplacements entre plusieurs localités. Sa destruction fait craindre une hausse des prix sur les marchés et suscite des inquiétudes sur le plan sécuritaire dans une zone régulièrement exposée aux attaques des rebelles des ADF.
En visite sur place jeudi 11 juin, Jospin Paluku, responsable de la Nouvelle société civile de Mambasa, a appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour rétablir la circulation.
« Les marchandises ne passent plus »
D’après la société civile, les habitants des deux chefferies éprouvent désormais de grandes difficultés à acheminer leurs produits champêtres vers les centres de consommation.
L’interruption du trafic empêche également le passage des marchandises et risque d’affecter l’approvisionnement des marchés locaux dans les prochains jours.
« Les marchandises ne passent plus et bientôt il y aura une hausse des prix sur les marchés », alerte Jospin Paluku.
Face à cette situation, la société civile plaide pour la construction rapide d’une déviation provisoire afin de permettre la circulation des piétons, des motos et de petits véhicules.
Selon Jospin Paluku, des volontaires seraient déjà disponibles pour participer aux travaux, à l’image d’une déviation qui avait été aménagée par une entreprise chinoise par le passé.
Des inquiétudes sur le plan sécuritaire
Au-delà des conséquences économiques, l’effondrement du pont soulève également des préoccupations sécuritaires dans cette partie du territoire de Mambasa, régulièrement confrontée aux incursions des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
La société civile s’interroge notamment sur la capacité d’intervention rapide des forces de sécurité en cas d’attaque dans les zones concernées.







