
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) s’oppose à toute initiative visant la modification des textes fondamentaux du pays. Dans un communiqué publié à Kinshasa le 20 juin à l’issue d’une assemblée plénière extraordinaire, les évêques catholiques qualifient l’éventualité d’un référendum constitutionnel de « prélude à la balkanisation » de la République démocratique du Congo.
La CENCO estime que le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution se déroule dans un contexte marqué par des tensions, la peur, des pressions et des restrictions des voix discordantes. Elle considère cette situation comme susceptible de fragiliser les fondements du pacte républicain.
Dans son communiqué, l’institution religieuse appelle le Président de la République au respect de son serment constitutionnel et l’exhorte à privilégier le dialogue ainsi que le strict respect de la légalité afin de préserver la stabilité du pays.
Réactions à Kananga
Cette prise de position a suscité des réactions au sein de la jeunesse se réclamant de l’UDPS, partie présidentielle, à Kananga ( Kasaï-Central).
Le 21 juin, plusieurs jeunes se sont mobilisés devant des paroisses catholiques pour exprimer leur désaccord avec la position de la CENCO.
Question :
-Quelle lecture faire de cette position de la CENCO sur la loi référendaire et l’éventualité d’un changement de la constitution en RDC ?
Invités :
Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Amisi Makutano, député national et président de la Ligue des jeunes de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation. Il est élu de la ville de Kinshasa.
Christian Moleka, analyste politique et coordonnateur de la Dynamique des politologues de la RDC.
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