Kinshasa : un laboratoire moderne d’analyses biomédicales inauguré à Kinkole pour renforcer l’accès aux soins

La population de Kinkole, dans la commune de la Nsele à Kinshasa, dispose désormais d’un laboratoire moderne d’analyses biomédicales. Cette infrastructure, inaugurée mercredi 15 juillet à l’Hôpital général de référence de Kinkole, vise à améliorer l’accès à des examens de qualité et à renforcer les capacités de diagnostic dans la partie est de la capitale.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du représentant du ministre national de la Santé ainsi que de l’ambassadeur de France en République démocratique du Congo. Réalisé dans le cadre du projet LABOH-KIN, le laboratoire a été financé par l’Agence française de développement (AFD) en partenariat avec les autorités sanitaires congolaises.

Cette nouvelle infrastructure constitue une avancée importante pour les habitants de la commune de la Nsele et des zones environnantes, qui devaient souvent parcourir de longues distances pour accéder à certains examens spécialisés.

L’ouverture du laboratoire s’inscrit dans la stratégie de modernisation des structures sanitaires de Kinshasa. Équipé de matériels répondant aux normes internationales, il permettra d’améliorer la qualité, la fiabilité et la rapidité des analyses biomédicales.

En visite officielle en RDC, le directeur général du Groupe Agence française de développement, Christophe Lecourtier, a souligné l’importance des infrastructures sanitaires dans le renforcement du système de santé congolais.

Selon lui, l’accès à des analyses biologiques fiables constitue un maillon essentiel dans le diagnostic précoce des maladies, la prise en charge des patients et la prévention des épidémies.

Un projet de 12 millions d’euros

Le laboratoire de Kikonkole fait partie d’un réseau de cinq infrastructures similaires construites dans le cadre du projet LABOH-KIN. D’autres sites ont été implantés à Mbakana, Maluku, Makala et Kimbondo afin d’améliorer la couverture des services de laboratoire dans la capitale.

La construction de l’ensemble de ces infrastructures a nécessité un investissement estimé à 12 millions d’euros.

Au-delà de l’amélioration des services de santé, le projet a également contribué à la création d’emplois. Près de 300 professionnels de santé ont été recrutés pour assurer le fonctionnement des laboratoires, la maintenance des équipements et le contrôle de la qualité des prestations offertes aux patients.

Un soulagement pour la population

Grâce à cette mise en service, les habitants de Kikonkole et des localités voisines pourront désormais accéder plus facilement à des examens biomédicaux de qualité sans devoir se rendre dans d’autres structures plus éloignées.

Les autorités sanitaires estiment que cette infrastructure contribuera non seulement à améliorer la prise en charge médicale des patients, mais aussi à renforcer la résilience du système de santé face aux défis sanitaires et aux épidémies auxquels la RDC est régulièrement confrontée.

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