Le contrôle des documents des véhicules paralyse les transports et fait flamber les prix à Lubumbashi

À Lubumbashi, le prix de la course en transport en commun a bondi de 50 % sur plusieurs tronçons à la suite du lancement, depuis le 5 juillet, de l'opération de contrôle obligatoire et systématique des documents de bord des véhicules par la Direction des recettes du Haut-Katanga (DRHKAT). 

Le déploiement de barrières de contrôle à travers la ville a provoqué une raréfaction subite des minibus et taxis non en règle, poussant les transporteurs en ordre à spéculer sur les tarifs et contraignant une grande partie des Lushois à de longues marches à pied ou au recours coûteux aux motos.

Pour échapper aux sanctions, la majorité des conducteurs sans documents nécessaires ont choisi de garer leurs véhicules ou de recourir à la stratégie du « demi-terrain ». 

Les chauffeurs s'arrêtent désormais à près de 200 mètres des postes de contrôle, forçant les passagers à terminer le trajet à pied pour contourner la barricade avant de payer une seconde course de l'autre côté.

Cette crise de transport fait le bonheur des automobilistes en règle et des motocyclistes, qui profitent de leur position de force sur le marché pour imposer de nouvelles grilles tarifaires : 

  • Minibus / Taxi-bus : le trajet reliant le centre-ville au quartier Matchipisha est passé de 1 000 FC à 1 500 FC.
  • Taxis : la course est passée de 1 500 FC à 2 000 FC, voire plus selon les heures de pointe.

Sur le terrain, les arrêts de bus sont devenus le théâtre d'une forte spéculation où les receveurs haranguent la foule en mettant en avant la régularité de leurs pièces administratives pour justifier ces hausses unilatérales. 

Cette opération de contrôle de la DRHKAT vise la vérification systématique de la vignette automobile, de l'assurance obligatoire et du certificat de contrôle technique.

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