Une opération conjointe menée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et ses partenaires a permis la saisie de 25 pièces d’ivoire d’éléphant, d’un poids total de 30 kilogrammes, ainsi que d’une peau de lion. C’est ce qu’a révélé mardi 21 juillet 2026 l’ONG Alerte congolaise pour l’environnement et les droits de l’homme (ACEDH).
Au moins trois présumés trafiquants ont aussi été arrêtés puis remis aux autorités judiciaires. Selon l’ACEDH, cette saisie, intervenue le 17 juillet 2026 à Beni, met en évidence l’ampleur des menaces qui pèsent sur les espèces protégées dans la région.
Son secrétaire exécutif, Olivier Ndoole, appelle à un renforcement de la coopération entre les institutions publiques, les organisations de la société civile et les services de sécurité afin de prévenir davantage le braconnage et le trafic de la faune sauvage dans un contexte marqué par l’insécurité :
« Cette saisie confirme le lien entre le trafic illicite des espèces sauvages, l’exploitation de la biodiversité et l’insécurité liée aux conflits armés. Les réseaux criminels tirent profit de ces activités illégales, qui alimentent également les groupes armés ».
Au-delà des saisies, il plaide pour la prévention afin d’éviter l’abattage des éléphants, des lions et d’autres espèces protégées. Pour y parvenir, selon Olivier Ndoole, il faut une collaboration renforcée entre les communautés locales, la société civile, les services judiciaires, les forces de sécurité ainsi que les services frontaliers et aéroportuaires, afin de prévenir le braconnage et le trafic de faune sauvage.








