Depuis mardi 21 juillet, les activités économiques sont à l'arrêt complet dans plusieurs grands centres commerciaux du territoire de Mahagi, notamment à Mahagi-centre, Ngote et Ndrele, en Ituri. À l'appel de la société civile, une journée « ville morte » est observée pour dénoncer les tracasseries répétées de la Police de circulation routière (PCR) et la dégradation du climat sécuritaire.
La tension a monté d'un cran lundi lorsque des jeunes en colère ont entrepris de démanteler plusieurs barrières de contrôle routier, jugées illégales et asphyxiantes pour la population. L'intervention de la police pour disperser les manifestants s'est soldée par des tirs de sommation, au cours desquels le président de la jeunesse de Ngote a été blessé.
En réaction à cet incident et à l'impunité ambiante, la société civile a durci le ton en décrétant la suspension de toute activité commerciale. Boutiques fermées, marchés déserts : la paralysie s'est progressivement étendue ce mercredi à l'agglomération de Ndrele.
Florimond Déogratias Udaga, porte-parole de la société civile de Mahagi, détaille les exigences de la population :
« La société civile exige] la suppression immédiate des barrières jugées illégales, la fin des tracasseries policières et un renforcement effectif de la sécurité pour les habitants et leurs biens ».
Face à la paralysie économique et au risque de dérapage sécuritaire à 160 kilomètres au nord de Bunia, l'administrateur du territoire de Mahagi a convoqué en urgence une réunion du comité local de sécurité. Cette rencontre vise à engager le dialogue avec la société civile, apaiser les esprits et trouver des solutions concrètes aux griefs portés contre les agents de la PCR.







