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Des embarcations opérant le sauvetage sur le lac Kivu lors du naufrage du bateau MV Merdi, le 03 octobre 2024. <br />Photo FARDC](https://photos.radiookapi.net/picture/20241006173739268986_WhatsApp_Image_2024-10-04_at_07.31.06.jpeg?imgmax=1200)
Une fusillade survenue à bord du bateau La Manne du Ciel, qui assurait la liaison entre Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu), a semé la panique parmi les passagers à l’aube de ce samedi 25 juillet. Selon un bilan provisoire, une personne a été tuée et trois autres blessées. Les circonstances exactes du drame font actuellement l’objet d’enquêtes.
D’après plusieurs témoignages recueillis auprès de passagers présents à bord, l’incident a été déclenché par la disparition d’un téléphone portable appartenant à un voyageur civil. Les soupçons se sont rapidement portés sur un combattant du M23 qui voyageait à bord de l’embarcation.
Après avoir constaté le vol présumé de son appareil, le propriétaire aurait signalé les faits au chef hiérarchique du combattant, présent dans le bateau. Celui-ci a ordonné qu’une fouille soit menée. Ce qui a permis de retrouver le téléphone dissimulé sous les vêtements du combattant suspecté.
Le tireur ouvre le feu avant de se jeter dans le lac
Toujours selon les mêmes sources, le combattant mis en cause se serait senti humilié par cette découverte. Une trentaine de minutes après l’incident, il est revenu dans un état de grande colère et a ouvert le feu sur son commandant ainsi que sur plusieurs passagers.
La fusillade a provoqué un mouvement de panique à bord du navire. Après avoir tiré sur les personnes présentes, le présumé auteur des coups de feu s’est jeté dans les eaux du lac Kivu, selon les témoignages concordants recueillis sur place.
Les blessés pris en charge à Bukavu
Des sources indépendantes au sein de la société civile confirment également l’incident. Elles indiquent que les trois personnes blessées ont été évacuées vers les urgences de l’Hôpital général de référence de Bukavu pour y recevoir des soins.
À ce stade, les autorités sanitaires n’ont pas encore communiqué l’identité des victimes ni précisé l’état de santé des blessés.
Face à la gravité des faits, des investigations auraient été lancées dès les premières heures de la matinée par les autorités de facto de ces deux villes afin de déterminer les circonstances exactes de la fusillade et d’établir les responsabilités.
Des interrogations sur la présence d’armes dans un navire civil
L’incident relance également le débat sur la présence de combattants armés à bord des embarcations civiles naviguant sur le lac Kivu. Plusieurs activistes et membres de la société civile dénoncent une situation qu’ils jugent préoccupante pour la sécurité des voyageurs.
Selon eux, les règles de navigation applicables en République démocratique du Congo prévoient que tout militaire embarqué sur un navire marchand remette son arme au commandant de bord ou au service de sécurité du bateau. L’arme devrait être sécurisée et déchargée durant toute la traversée afin de prévenir tout risque pour les passagers.







