Nord-Kivu : de violents combats opposent l’AFC-M23 et les Wazalendo dans le sud de Masisi

De nouveaux affrontements opposent depuis vendredi 24 juillet 2026 les rebelles de l’AFC-M23 et plusieurs groupes Wazalendo dans le sud du territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Les combats, signalés dans plusieurs localités des groupements Kibabi I et Kibabi II, continuent de perturber le quotidien des populations civiles.

Selon des sources locales, des échanges de tirs à l’arme lourde et légère étaient encore entendus dans la matinée de ce lundi sur les hauteurs surplombant les villages de Kasoko, Mushebere et leurs environs, dans le groupement Ufamandu I, en chefferie des Bahunde.

Les mêmes sources indiquent que les affrontements ont atteint une forte intensité samedi et dimanche dans les groupements de Kibabi I, en chefferie des Bahunde, et de Kibabi II, situé dans le secteur de Katoyi. Les combattants de l’AFC-M23 auraient lancé des offensives simultanées contre plusieurs positions tenues par des groupes Wazalendo, notamment le mouvement Lamuka de Noah Maachano, l’APCLS dirigée par Kambuzi ainsi que le PARECO de Mutayomba Jams.

Cette reprise de la violence intervient après plusieurs jours d’accalmie relative dans la région. Elle ravive les inquiétudes des habitants, confrontés depuis des années à l’insécurité chronique et aux déplacements forcés causés par les conflits armés.

Sur le terrain, les conséquences pour les populations commencent déjà à se faire sentir. Plusieurs villages vivent au rythme des détonations, tandis que les déplacements des habitants sont fortement limités par l’insécurité persistante. Les activités économiques et agricoles sont également affectées dans cette partie du territoire de Masisi.

Des acteurs de la société civile locale estiment que ces nouvelles offensives auraient pour objectif de déloger les combattants Wazalendo de leurs positions stratégiques. Selon ces sources, l’AFC-M23 chercherait également à renforcer son contrôle autour du site minier de Rubaya ainsi que du centre commercial de Ngungu, deux zones considérées comme stratégiques dans la région.

Ces localités font l’objet d’une attention particulière en raison de leur importance économique et de leur position géographique. Elles seraient de plus en plus exposées à la pression des groupes Wazalendo, dont les récentes avancées auraient accentué les tensions dans le secteur.

Alors que les combats se poursuivent, les populations civiles restent les premières victimes de cette nouvelle escalade de violence, dans une province déjà marquée par des décennies de conflit armé. Les autorités locales et les acteurs humanitaires suivent l’évolution de la situation, alors que les risques de nouveaux déplacements de population demeurent élevés.

 

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