
Construire une maison devient un véritable défi à Kananga, dans le Kasaï-Central. En quelques mois, le prix de la brique cuite a fortement augmenté, passant de 100 francs congolais à 200 voire 300 francs.
Selon les vendeurs, cette situation est consécutive à l'augmentation des coûts de production.
Cette hausse de la brique cuite fait alors grimper le coût des chantiers.
Autre conséquence : beaucoup de familles ralentissent les travaux de construction de leurs habitations tandis que d''autres les abandonnent carrément.
À la carrière de Nganza, les piles de briques s'alignent. Mais les clients se font de plus en plus rares, à la suite la hausse du prix de la brique cuite.
Les producteurs expliquent que leurs coûts de production ont fortement augmenté. Autrefois, ils utilisaient du bois mort pour la cuisson. Aujourd'hui, ils ont recours au charbon de bois, devenue plus coûteuse. À cela s'ajoutent le prix du transport et celui de la main-d'œuvre. Produire une brique coûte désormais plus cher, explique un fabriquant:
« Pour couper un arbre, il faut payer les taxes du service de l'Environnement, qui sont élevées. Le transport coûte aussi très cher. Face à ces difficultés, nous avons opté pour la braise. Mais elle est chère et difficile à trouver ».
Face à cette situation, les particuliers revoient leurs projets. Certains construisent par petites étapes. D'autres attendent des jours meilleurs. Sur son chantier, Jean Bilolo peine à terminer les fondations. Son budget ne suffit plus.
« Une brique cuite peut revenir jusqu'à 500 francs, avec le transport. Il faut encore acheter le ciment, le sable et payer les maçons. Toutes ces dépenses freinent nos travaux », déplore-t-il.
Les maçons ressentent aussi les effets de cette hausse. Les chantiers se font de plus en plus rares. Soit, les travaux avancent lentement. Les revenus baissent.








