Kinshasa : une table ronde pour repenser l’aménagement du territoire national

Le ministère de l’Aménagement du territoire réunit depuis mardi 4 août à Kinshasa des experts étatiques et non étatiques autour d’une table ronde consacrée à la réforme de la gestion de l’espace national. Pendant deux jours, les participants réfléchissent aux moyens de mettre en place une planification territoriale cohérente capable de soutenir un développement harmonieux de la République démocratique du Congo.

Selon le ministère, cette rencontre vise notamment à améliorer la coordination des politiques publiques, renforcer les instruments de planification spatiale et favoriser un développement socio-économique durable des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Pour le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa, la RDC doit désormais s’appuyer sur une vision intégrée de l’organisation de son espace.

Selon lui, le gouvernement ambitionne de faire de la planification spatiale « la boussole de toute action étatique », en identifiant les potentialités et les vocations économiques de chaque territoire.

« Il s’agit de définir la vocation économique de chaque territoire, qu’elle soit agricole, minière, forestière ou industrielle », a expliqué le ministre.

Cette approche doit permettre, selon les autorités, de mieux orienter les investissements et de transformer les territoires en pôles de développement complémentaires.

Décloisonner la gouvernance

Prenant part aux travaux, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance territoriale.

Pour lui, l’un des défis majeurs reste la restauration de l’autorité de l’État et le décloisonnement de la gestion de l’espace national.

Cette harmonisation des politiques publiques s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire du territoire congolais un réseau économique interconnecté, capable de soutenir l’émergence du pays.

Ces assises interviennent dans un contexte marqué par une croissance démographique rapide et une urbanisation accélérée dans plusieurs grandes villes, notamment Kinshasa, Lubumbashi et Goma.

Jacquemain Shabani indique que cette pression démographique entraîne la multiplication des quartiers spontanés, l’occupation des zones à risques et un déficit important en infrastructures de base.

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