La malnutrition infantile atteint des niveaux préoccupants au Kasaï-Oriental. Selon les enquêtes du Programme national de nutrition (PRONANUT) rendues publiques en 2024 , 37,6 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, tandis que 8,3 % sont touchés par la malnutrition aiguë. Dans un échange jeudi 13 août avec Radio Okapi, le PRONANUT indique que, deux ans après la publication de cette enquête, la situation reste inchangée et qu’aucune action susceptible d'inverser cette tendance n’a été menée .
Face à cette situation, une session de formation axée sur l’alimentation du nourrisson, du jeune enfant et la nutrition à assise communautaire, réunit de lundi 10 à samedi 15 aout à Mbuji-Mayi, 32 participants, parmi lesquels des acteurs de la société civile des provinces du Kasaï-Oriental, de la Lomami, du Kasaï-Central et du Kasaï, ainsi que des représentants de plusieurs services publics, notamment l’Agriculture, les Affaires sociales, l’Environnement et le Genre.
Cette formation s’adresse à 32 participants, parmi lesquels des acteurs de la société civile des provinces du Kasaï-Oriental, de la Lomami, du Kasaï-Central et du Kasaï, ainsi que des représentants de plusieurs services publics, notamment l’Agriculture, les Affaires sociales, l’Environnement et le Genre.
Organisée par le Programme d’appui au développement rural (PADRIR) et le PRONANUT, cette formation vise à renforcer les connaissances des acteurs locaux sur les pratiques susceptibles de prévenir la malnutrition infantile.
Selon Vanessa Tshimpaka, formatrice chargée du programme nutrition au PRONANUT à Kinshasa, qui participent à cette rencontre, les niveaux enregistrés au Kasaï-Oriental dépassent les seuils acceptables et nécessitent une amélioration des pratiques alimentaires.
Elle pointe notamment les mauvaises pratiques d’alimentation du nourrisson. Le PRONANUT recommande la mise au sein dans la première heure suivant l’accouchement, suivie d’un allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois.
À partir du sixième mois, l’introduction d’une alimentation diversifiée devient également nécessaire pour répondre aux besoins nutritionnels croissants de l’enfant.
Renforcer la sensibilisation des ménages
L’atelier de Mbuji-Mayi doit permettre de préparer les cadres provinciaux et les organisations de la société civile à mener des campagnes de sensibilisation auprès des ménages.
Ces campagnes porteront notamment sur la mise au sein précoce, l’allaitement maternel exclusif et la diversification alimentaire après six mois.
Les organisateurs disent espérer contribuer à l’amélioration des pratiques nutritionnelles et à la réduction de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans dans la province.







