
Le retour des habitants de Bule dans leurs villages, en territoire de Djugu (Ituri), s’amorce progressivement après plusieurs mois de déplacement causés par les affrontements répétés entre les FARDC et la milice Convention pour la révolution populaire (CRP). Ce mouvement intervient à la suite de l’appel lancé mercredi 12 aout 2026 par le gouverneur de province lors de sa visite dans cette agglomération. De son côté, la MONUSCO a renforcé ses patrouilles afin d’assurer la protection des civils.
Plus de 50 000 déplacés concernés
Depuis près de neuf mois, plus de 50 000 habitants de Bule vivent sur le site de déplacés de la Plaine Savo, situé à environ cinq kilomètres de leurs habitations.
Depuis mercredi dernier, un retour timide mais progressif est observé vers cette localité. Les déplacés répondent ainsi à l’appel des autorités provinciales, qui les ont rassurés sur les conditions de sécurité lors de la récente visite du gouverneur.
La MONUSCO renforce sa présence
Ce mouvement de retour est également favorisé par la présence de la MONUSCO. Les casques bleus multiplient les patrouilles dans la zone afin de renforcer la protection des civils et d’accompagner le retour des populations dans leurs milieux d’origine.
Toutefois, plusieurs défis demeurent sur le terrain.
À leur retour, certains habitants ont découvert leurs maisons détruites ainsi que leurs biens pillés. Face à cette situation, ils sollicitent l’accompagnement du Gouvernement ainsi que le soutien des organisations humanitaires pour faciliter leur réinstallation et leur réinsertion sociale.
Des inquiétudes persistantes
Selon des sources locales, une certaine méfiance subsiste également entre une partie de la population et les FARDC, accusées de certaines violations des droits humains. Cette situation contribue à la réticence de certains déplacés à regagner leurs domiciles malgré les appels au retour.
À ces préoccupations s’ajoute la menace des engins explosifs. Deux dispositifs ont notamment été découverts jeudi dernier dans le centre de Bule, suscitant l’inquiétude des habitants.
La population appelle les autorités à procéder au déminage de la zone afin de réduire les risques liés à ces engins explosifs et de permettre un retour sécurisé et durable des personnes déplacées.








