Parents et commerçants évoquent principalement les difficultés financières liées à la situation socio-économique de la ville, marquée notamment par la guerre et l’absence de fonctionnement des banques.
Une ronde effectuée par Radio Okapi dans différents marchés de la ville montre une faible affluence pour l’achat des fournitures scolaires. Au marché Virunga, des commerçants disent enregistrer peu de ventes à quelques jours de la reprise des cours.
Plusieurs parents rencontrés expliquent ne pas avoir encore réuni les moyens nécessaires pour acheter les fournitures et les uniformes de leurs enfants.
L’un d’eux témoigne de ses difficultés :
« Le jour approche au moment où je n’ai même pas presque la moitié des objets classiques que les enfants doivent utiliser, les uniformes aussi et autres choses qui pourront aider les enfants à bien étudier. »
Selon les commerçants, cette situation se traduit par une baisse des ventes de fournitures scolaires. Ils décrivent les préparatifs de cette rentrée comme particulièrement timides.
Des écoles presque prêtes, mais des inscriptions timides
Dans certaines écoles visitées, les enseignants préparent déjà les matières à dispenser durant l’année scolaire 2026-2027. Des dispositifs d’accueil sont également mis en place, notamment des kits de lavage des mains pour renforcer la prévention contre Ebola.
Malgré ces préparatifs, plusieurs responsables d’établissements constatent un faible niveau d’inscriptions.
À l’EP EPAIMOG, le directeur principal, Mwamba John, estime que l’école est prête à accueillir les élèves, mais que les inscriptions restent faibles.
« Nous sommes déjà à 90 % des préparatifs. Les inscriptions sont timides. Et ce qui fait que pour nous, il y a encore de la place. Pour tout parent qui voudra faire scolariser son enfant ici chez nous, en tout cas il est le bienvenu. »
Le fonctionnement des banques toujours à l’arrêt
Cette situation intervient alors que les banques de Goma ne fonctionnent plus depuis deux ans, selon les informations recueillies sur place. Cette situation contribue, d’après les acteurs rencontrés, aux difficultés économiques auxquelles sont confrontées les familles et les commerçants de la ville.





