
Le procès opposant l'artiste Fally Ipupa à la chroniqueuse et tiktokeuse Virginie Manganga s'est ouvert mercredi 30 septembre à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Poursuivie pour diffamation, l'accusée y est détenue depuis le 20 septembre 2026.
Lors d'une conférence de presse tenue à cette occasion, le collectif des avocats de la star de la musique congolaise a tenu à expliquer « le sens et le bien-fondé » de cette action en justice.
Prenant la parole au nom du collectif, Me Dorothée Madiya a affirmé que cette démarche vise avant tout à faire appliquer un droit fondamental garanti à chaque citoyen, quelle que soit sa notoriété.
« Nous ne demandons aucun privilège pour notre client, M. Fally Ipupa. Nous demandons l'application d'un droit qui appartient à chacun : le droit à la vie privée, un droit qui appartient à l'artiste comme au citoyen anonyme, un droit qui ne disparaît pas même lorsque la personne est célèbre, et un droit que les réseaux sociaux ne peuvent pas abolir », a-t-elle déclaré.
Liberté d'informer et limites de la déontologie
Face aux préoccupations exprimées par les médias, la défense de l'artiste a tenu à préciser qu'elle ne remettait pas en cause la liberté de la presse, tout en rappelant ses limites éthiques.
Me Dorothée Madiya a souligné que « le droit d'informer n'est pas le droit de tout publier, ni le droit de transformer une correspondance privée, une conversation privée ou un élément relevant de l'intimité d'une personne en objet de divertissement collectif ».
Bien que certains journalistes aient émis le souhait de la mise en place d’une médiation des organisations de protection des journalistes pour un arrangement à l'amiable, les avocats de la défense n'ont pas réagi à cette demande, à ce stade du procès.







