
Environ 60 malades de l’hôpital général de référence d’Onema Ototo, situé à une quarantaine de kilomètres de Lodja, dans la province du Sankuru, sont privés de soins depuis la grève des infirmiers entamée la semaine dernière. Ces derniers réclament leur prise en charge administrative et financière par le gouvernement ainsi que le paiement de leurs primes de risque.
Les malades, auparavant répartis dans différents services, sont désormais regroupés dans un même pavillon, faute d’infirmiers pour assurer leur prise en charge, selon les témoignages recueillis sur place.
Certains patients opérés avant le début de la grève affirment que leurs plaies ne sont plus pansées et qu’ils ne reçoivent plus leurs injections.
« Depuis jeudi dernier, nous souffrons. Tous les infirmiers sont partis, ils nous ont abandonnés. Il y a ceux qui ont été opérés, leurs plaies ne sont pas entretenues. Nous ne recevons pas d’injections. Nous sommes vraiment en insécurité », témoigne un malade, qui appelle les autorités à intervenir.
Un appel au gouvernement
Le médecin chef de la zone de santé d’Ototo, le Dr Mathieu Lotshilenge, appelle le gouvernement à répondre rapidement aux revendications du personnel soignant afin de rétablir les soins dans cette structure sanitaire.
Il déplore également le manque de personnel médical et les difficultés administratives et financières auxquelles fait face la zone de santé.
« La zone de santé n’a que 3 médecins, dont un en congé pour des soins médicaux à Kinshasa. Sur les 2 qui restent, je suis le seul à être primé, mais je ne suis pas salarié. Le staff n’est ni primé ni salarié », explique le Dr Mathieu Lotshilenge.
En attendant une réponse des autorités, les quelque 60 malades restent dans des conditions précaires à l’hôpital général de référence d’Onema Ototo, sans garantie d’une prise en charge médicale régulière.








