La société minière sud-africaine Soutnera dément catégoriquement l’information selon laquelle elle utiliserait des enfants dans les mines de Kabeya Kamwanga, à 45 kilomètres de Mbuji-Mayi. Pour sa part, la société civile s’insurge contre le traitement infligé à ses membres par les agents de sécurité. La société civile « forces vives » avait en effet dénoncé l’emploi des enfants par cette entreprise, rapporte radiookapi.net
Pour Dieudonné Pieme, avocat de Southnera, l’entreprise sud-africaine n’a aucun lien avec toutes ces accusations. Il les considère par ailleurs comme dénuées de tout fondement. «La société Soutnera n’emploiera pas et n’a jamais employé des enfants. Ce sont des allégations qui sont dénuées de tout fondement. .. L’emploi des mineurs constitue une infraction imprescriptible aujourd’hui. Et d’autre part, la société n’a jusqu’ici aucune plainte contre quiconque au sujet de cette affaire. Les services de sécurité promettent d’ouvrir une enquête par rapport à ces allégations…», affirme-t-il.
Richard Kana, chargé des relations publiques de la société civile soutient pour sa part que les animateurs de Prodek (Projet de développement de Kabeya Kamwanga, une ONG membre de la société civile) ont été victimes des tracasseries. Leur pêché est d’avoir dénoncé l’emploi des enfants de moins de 18 ans par la société sud-africaine Soutnera.
Pour lui, dénoncer cette pratique ne veut pas dire engager un bras de fer. Il s’agit au contraire de chercher des solutions correctives. Par conséquent, les défenseurs des droits de l’homme ne doivent pas être inquiétés pour une dénonciation, a-t-il ajouté.
L’administrateur du territoire de Kabeya Kamwanga, Joseph Mbuyi, affirme que l’enquête diligentée par ses services, confirme que seuls des adultes sont employés par Southnera. Il ne reconnaît pas avoir engagé des poursuites contre qui que se soit.







