La conséquence de cette situation a été immédiate : le prix du transport en commun a lui aussi été majoré. La course est ainsi passée de 100 à 150 fc, pour les mini-bus, et de 150 à 250, voire 300 fc, pour les motos, rapporte radiookapi.net
850 fc, c’est le prix du litre à la pompe depuis le week-end dernier. A certains endroits, il est même passé à 1000fc. Avant, il était vendu à 650fc.
Les opérateurs économiques du secteur pétrolier se justifient. Selon eux, il y a carence des produits pétroliers en provenance du Kenya. Dieudonné Komayombi, président des pétroliers de Goma, a précisé que c’est depuis près d’un mois que leurs camions attendent d’être chargés à El Doret au Kenya. D’après lui, en dehors du gasoil, l’essence serait en abondance dans ce pays. Mais ce produit y est vendu actuellement à un prix très élevé. Le mètre cube est passé de 560 à 670 dollars us à l’achat, soit une hausse d’environ 20%, a indiqué le même opérateur économique.
Le Rwanda et l’Ouganda seraient aussi confrontés à la carence du carburant, a-t-il poursuivi. Un camion chargé du gasoil à destination de Goma a été bloqué en Ouganda. Le véhicule a été ensuite renvoyé au Kenya, après avoir été vidé de son contenu. Preuve, selon Dieudonné Komayombi, de l’ampleur de la carence en Ouganda.
A Goma, c’est surtout le gasoil qui manque. Seuls circulent dans la ville les véhicules qui utilisent l’essence. Le gouverneur Julien Paluku a réuni ce lundi matin les opérateurs pétroliers de la place. Il leur a demandé de maintenir le prix du litre d’essence à 650Fc en attendant de nouvelles dispositions du ministère des Hydrocarbures. Jusqu’à la mi-journée, son appel n’était pas suivi.








