Alain Lubamba : « Oui à un mécanisme de suivi économique, non à un CIAT bis »

Réaction du vice-ministre congolais des Affaires étrangères à l’idée du chef de la diplomatie belge de créer un mécanisme de suivi de relance économique en RDC. Pour Alain Lubamba, il doit s’agir plutôt d’un cadre d’échange d’informations et non d’une structure du genre CIAT(Comité international d’accompagnement de la transition) non prévue dans la constitution congolaise, rapporte radiookapi.net

«La constitution de la 3e République ne prévoit pas un comité de suivi, surtout pas du genre CIAT », a lancé le vice-ministre Lubamba. Il pense que le ministre belge voulait parler d’«un cadre d’échange d’informations avec nos partenaires pour que la communication soit assurée ». Pour lui donc, il n’y a pas de méfiance, au contraire, cela traduit la détermination de la Belgique d’accompagner le premier gouvernement de la 3e République.
La question est toutefois de savoir si la création d’un tel mécanisme peut faciliter des investissements internationaux. Le vice-ministre ne cache pas son optimisme : « Je crois que tout ce qui a été promis par nos partenaires sera réalisé. Il faut avoir un peu de patience parce que le gouvernement n’a que trois mois d’existence.» Pour inciter les bailleurs extérieurs à soutenir la RDC, l’homme d’Etat congolais cite des signaux incitatifs comme la transparence dans la gestion, étant donné que le gouvernement a un contrat de bonne gouvernance.