Impôts : 200 millions $ de dette de la SNCC auprès de la DGI, recouvrement forcé

Tous les comptes bancaires de cette compagnie sont ainsi bloqués sur l’ensemble du territoire national. La méthode est dénoncée par la délégation syndicale de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC). A Bukavu, les conséquences ne se sont pas fait attendre : l’entreprise ne sait pas payer le personnel, rapporte radiookapi.net

Les arriérés de salaires de ce personnel sont de plus ou moins 70 mois, selon Kabwala Bwama Ali, délégué syndical principal de la SNCC/Bukavu. « Nous avons réalisé des recettes. Il se fait que la BCDC a bloqué les fonds qui devaient servir à la paie des agents. Nous avons en vain mené des démarches. Mais, comme nous ne pouvons pas mourir, nous avons décidé de lever le ton pour que les institutions du pays comprennent notre misère et débloquent la situation », a déclaré le syndicaliste. Le 29 mai dernier, le directeur de la SNCC Bukavu a écrit le gouverneur de province à ce propos. Cette correspondance est sans suite jusqu’à ce jour, selon ce même directeur.

De leur côté, les responsables nationaux de la Direction générale des impôts (DGI) accusent la SNCC d’avoir violé l’engagement sur le paiement de ses dettes. A Kinshasa, la haute direction de cette régie financière est catégorique : ses créances doivent être recouvrées, même par la force. Charles Dimoke, directeur des grandes entreprises à la DGI précise que la SNCC doit des impôts sur les salaires de ses agents. « cette entreprise nous a di qu’elle n’a jamais versé des salaires. Nous sommes étonnés d’apprendre que c’est justement les comptes des salaires qui sont bloqués. Vous ne comprenez pas qu’il y a contradiction ? », s’est interrogé le responsable de la DGE (Direction des grandes entreprises) à la DGI, qui au passage, s’est félicité du « coup de filet » réalisé. « Chaque fois qu’il y a salaire, il faut qu’il y ait retenue sur ce salaire et que le versement suive dans les dix jours », a conclu Charles Dimoke.