Rapports Osisa : l'armée et l'enseignement deux secteurs à problème en RDC

La fondation Open society initiative for southern africa, OSISA, tient un atelier sur la reforme de la justice militaire et l’enseignement en République démocratique du Congo. Cet atelier qui a débuté ce lundi à Kinshasa, réunit des spécialistes de la justice militaire et de l’enseignement. Ce séminaire a comme outil principal deux rapports publiés par cet ONG sud africaine, rapporte radiookapi.net

Ces rapports font le bilan des reformes entamées par le gouvernement dans ces 2 secteurs. OSISA note quelques avancées significatives, mais il reste beaucoup à faire pour que le droit soit bien dit au niveau des juridictions militaires. Il faut aussi de gros efforts pour que la craie blanche nourrisse son homme et produise des élèves et des étudiants utiles à la société.
L’armée et l’enseignement n’ont rien de commun pourrait-on être tenté de dire. Et pourtant Osisa a fait un pont entre les deux. Personnel déconsidéré, démotivé et sous payé; niveau insuffisant de formation; manque criant de matériel, détournement de salaire, corruption caractérisée. Voila ce qui caractérise, selon Osisa, ces secteurs en république démocratique du Congo.
Open society note que le soldat n’est pas mit en condition d’obéir à la loi. La solde insuffisante et irrégulière le pousse à entrer en conflit avec la loi. Quand le soldat de rang commet une infraction, la loi s’applique sur lui. Quand l’infraction vient d’un militaire qui porte des galons ou des étoiles, la justice bégaie ou ne s applique pas. Ce rapport n’épargne pas le magistrat militaire.
Selon Osisa, des magistrats militaires n’hésitent pas à prendre des pots de vins. Osisa déplore en définitive qu’au niveau de l’armée, ce soit la carotte pour les gradés et le bâton pour le simple soldat.
Le rapport d’Osisa distribue également de bons points. Osisa se félicite de voir que le Congo a signé la convention de Rome. Ce qui permet à la Cour pénal internationle de juger le cas échéant des congolais coupables de crimes contre l’humanité.