Goma : la Société civile déplore la persistance de l’insécurité au Nord Kivu

Vue arérienne de Goma

Vue arérienne de Goma

La coordination de la société civile du Nord Kivu a dénoncé, mardi la persistance de l’insécurité dans la province, malgré la volonté du gouvernement d’améliorer la situation. D’après la société civile du Nord Kivu, les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) continuent de semer la désolation dans certains coins de cette province, rapporte radiookapi.net

Des paysans pris en otages par les FDLR et libérés moyennant caution à Walikale, d’autres paysans forcés à quitter leurs domiciles après l’incendie de leurs maisons dans le sud-Lubero, toujours par les FDLR. Ce sont là quelques uns des actes d’insécurité dénoncés par la société civile. Celle-ci a estimé mardi à Goma que le gouvernement congolais, malgré ses bonnes intentions, n’est pas encore parvenu à assurer aux populations du Nord-Kivu la sécurité à laquelle elles aspirent depuis le début de cette année. Selon le président de la société civile du Nord-Kivu, Jason Luneno, le contexte actuel est caractérisé par l’insécurité, les violations des droits de l’homme et certains comportements inadmissibles des FARDC.
« Sur le terrain, on observe encore des déplacements des populations et des “kidnapping” par les FDLR. Cela s’observe plus particulièrement dans le territoire de Walikale où les FDLR kidnappent les populations civiles et les emmènent dans la forêt. Ils exigent aux personnes enlevées ou à leurs membres de famille, des rançons qui s’élèvent à 100 USD, en plus de quelques biens matériels exigés comme des torches et des bâches », a dénoncé Jason Luneno. Il a estimé que la société civile du Nord Kivu a accordé suffisamment de temps au gouvernement central pour restaurer la paix, la sécurité et la stabilité en faveur de la population de cette province. « Nous avons trouvé qu’il y a la volonté de faire la paix, certes. Mais, cette volonté doit être suivie d’actions concrètes sur terrain, a-t-il conclu.