Paralysie du transport en commun lundi à Kinshasa


Les bus de transport en commun se comptaient au bout de doigt lundi à Kinshasa

Des longues files de piétons de part et d’autre des chaussées de principales artères de la ville, quelques rares véhicules en circulation sur les routes, tel était le climat ce lundi dans la capitale où les transporteurs privés avaient déclenché un arrêt de travail.

Cette situation s’observait jusque dans la mi-journée, lundi.

Le Boulevard du 30 Juin, la place Victoire, Yolo, Rond-point Ngaba, UPN, tous les grands axes routiers de la capitale habituellement caractérisés par une circulation intense ont été presque désertés par les véhicules de transport en commun.

Ceux qui sont sortis tôt le matin ont été les premiers à s’en rendre compte : pas de bus ni taxis-bus.

Les quelques rares véhicules aperçus sur les routes se livraient au trafic presque à  la sauvette pour ne pas s’attirer la colère de leurs collègues. Ces conducteurs procédaient au célèbre «demi-terrain».

Ce système consiste, pour les chauffeurs de transport en commun, de sectionner les itinéraires officiellement établis. Les passagers sont obligés de prendre deux ou trois taxis au lieu d’un seul pour atteindre leur destination.

Pourquoi cet arrêt de travail ?

Selon le président de l’ACCO (Association des chaufeurs du Congo), les chauffeurs de Kinshasa manifestent leur ras-le-bol face aux multiples taxes qui leur sont imposées :

  • patente
  • vignette
  • assurance
  • plaque d’immatriculation.

A ces taxes s’ajoutent de nombreuses autres tracasseries policières dont ils sont victimes chaque jour dans l’exercice de leur métier et qu’ils voudraient  voir cesser. Quelque fois, les policiers réquisitionnent les véhicules de transport en commun pour leurs courses, se plaignent les conducteurs.

Selon le président de l’ACCO, cet arrêt de travail risque de se poursuivre jusqu’au jour où les autorités répondront aux revendications de sa corporation.

Mais, nombre des Kinois sont sceptiques quant à la poursuite de l’arrêt de travail des chauffeurs.

L’expérience apprend que ceux-ci, vivant eux-mêmes au jour le jour, ne tiennent pas plus de 24 heures.

Par ailleurs, au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Kinshasa, l’Inspecteur provincial de la police a mis en garde les conducteurs grévistes. Ceux d’entre eux qui dérangent les conducteurs qui travaillent normalement subiront la rigueur de la loi, a prévenu le Général Jean de Dieu Oleko.

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