Bukavu: tentative d’assassinat de Chifende, Radhoski exige une enquête indépendante


Une vue de la ville de Bukavu

Dans un communiqué rendu public ce dimanche 8 août, les associations des droits de l’homme regroupées au sein du Radhoski (Réseau des associations des droits de l’homme du Sud-Kivu) expriment leur profonde préoccupation sur cette tentative de meurtre et condamnent cette énième atteinte à l’intégrité physique des défenseurs des droits humains au Sud-Kivu.

Elles exigent entre autres,  une enquête d’office, sérieuse et indépendante sur cette tentative d’assassinat. Ces associations exigent  aussi  que Mushi Bonane se mette à la disposition de la justice qui le recherche afin qu’il y soit jugé.

Pour rappel, Maître Moïse Chifende, professeur à l’université catholique de Bukavu et directeur de l’ONG Aprofed, une organisation locale de défense des droits de l’homme au Sud-Kivu, a été grièvement blessé samedi 7 août par maître Mushi Bonane, un ancien ministre national et député national élu de Bukavu.

Les faits se sont passés au quartier Labote, dans l’enceinte du bureau de la division du transport et communication. Moïse Chifende et Mushi Bonane se sont retrouvés en ce lieu pour discuter d’un conflit parcellaire qui les oppose, a-t-on appris des sources proches de ces deux personnalités.

Les deux hommes de loi disposent, en effet, de concessions voisines dans un quartier résidentiel de Bukavu.

La victime a été admise en soins intensifs à l’hôpital général de référence de Bukavu. Ses proches affirment toutefois que sa vie est hors danger.

Mushi Bonane a rejeté toutes ces allégations, indiquant, par contre, que sa vie est en danger du fait qu’il est menacé de mort par Moïse Chifende.