New York: le dialogue avec les autorités congolaises a débuté sur de bonnes bases mais beaucoup reste à faire, selon Roger Meece


Roger Meece, chef de la Monusco (ph. archives)

Le conseil de sécurité a entendu, samedi 16 octobre dans la matinée, le nouveau représentant spécial des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC). Au cours de sa première intervention devant les quinze, Roger Meece, a estimé que le dialogue avec les autorités gouvernementales a débuté sur une bonne base, même si beaucoup de travail reste encore à accomplir.

Le diplomate américain a rappelé que, dès son arrivée et sa prise de fonctions à Kinshasa, il y a près de trois mois, il s’est fixé comme priorité immédiate de nouer un dialogue constant et constructif avec le gouvernement de la RDC.

Selon lui, il s’agit d’un effort indispensable pour les opérations à court, à moyen et à plus long terme de la Monusco, la mission des Nations unies qu’il dirige, que ce soit dans les domaines de la sécurité, de l’aide humanitaire ou de la stabilisation.

Il a largement insisté sur la situation dans l’Est de la RDC,  dominée par les viols et autres violences contre les populations civiles.

Roger Meece a expliqué que sa période de mise en place en RDC a été interrompue à la suite de l’escalade de la violence et d’une série d’événements graves survenus au Nord-Kivu.

Il a donc dû se résoudre à passer une bonne partie de cette période, sur place, dans l’Est du pays.

L’audition de Roger Meece intervient moins de 24 heures après celle de Margot Wallström, la représentante spéciale de l’Onu pour les violences sexuelles dans les conflits.

Celle-ci a dressé le bilan de sa dernière visite en RDC, intervenue du 27 septembre au 3 octobre, au cours de laquelle elle s’est notamment rendue dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu.

Dans cette province, des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des milices Maï-Maï ont perpétré des viols de masse entre fin juillet et début août.

«Un rat mort vaut plus que le corps d’une femme», a-t-elle encore déclaré devant les membres du conseil, citant les propos d’une jeune victime rencontrée à Walikale.

Les propos de cette femme, selon Margot Wallström, résument «la manière dont les violations des droits de l’homme à l’encontre des femmes sont encore en bas de la fausse hiérarchie des horreurs de la guerre.»

Margot Wallström a, ensuite, développé plusieurs points pour éviter la reproduction de tels viols de masse en RDC, en tête desquels figurent la lutte contre l’impunité et l’augmentation du «coût» des viols. 

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