Kisangani: le Conseil islamique provincial propose l’exclusion d’une dizaine de membres


Ville de Kisangani

Le Conseil islamique de la Province Orientale propose au Conseil national d’exclure une dizaine des personnalités de l’entité islamique locale. C’est ce qui ressort des travaux du Conseil provincial qui ont duré six jours. Mais les intéressés rejettent la décision et s’en remettent à la hiérarchie et aux autorités politico-administratives.

Il est reproché à ces personnalités un certain nombre de griefs, dont la convocation, la participation aux réunions illégales et l’esprit de division au sein de la communauté.

Selon le rapporteur du Conseil,  l’Iman Asumani Selemani,  les versets coraniques ne consacrent pas l’impunité.

Il  déclare :

Les prescrits du saint Coran ne cautionnent pas l’impunité. Et dès qu’on a constaté dans le chef d’un fidèle, pire, dans le chef d’une autorité devant régir normalement et convenablement la communauté islamique. S’il est constaté, un certain dérapage, un certain manquement, on doit sévir. On ne doit pas tolérer ce mal là, sous prétexte que le Coran nous recommande l’union et non la désunion. L’union oui, la désunion en cas de méfaits, de transgression de lois et de méthodes de travail…

Réaction

S’adressant ce dimanche à la presse, Abedi Famba, représentant provincial adjoint de l’entité islamique, s’insurge contre la proposition d’exclusion décidée samedi, à la clôture des travaux de  la session ordinaire du Conseil islamique provincial.

Pour lui, les conditions d’organisation du Conseil n’étaient pas réunies pour siéger valablement, puisque l’organe habileté à le préparer n’était pas constitué légalement.

En conséquence, souligne Abedi Famba, il continue à exercer ses fonctions au sein de la communauté islamique, étant entendu qu’il est couvert par des documents administratifs, que le conseil n’a pas compétence d’abroger :

Je le désapprouve en totalité puisque les dispositions prises n’ont pas suivi les clauses des statuts. Je suis dans la Comico, légalement nommé par la hiérarchie, et je le reste. Je vais travailler comme tel. Le Conseil en soi n’a aucune prérogative de me suspendre encore moins de me révoquer.

Selon M. Abedi, l’arrêté ministériel ne peut être abrogé ni par le conseil, ni par  le comité de l’entité, encore moins par le représentant provincial chef d’entité.

Il appartenait aux sages de résoudre ce problème. Et comme ils ne l’ont pas fait,  seules la hiérarchie ou l’autorité politico- administrative peuvent trancher, conclut-il.

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