Projet de centrales électriques à l’Equateur: le sénateur Lokondo dénonce un accord maffieux

Au cours d’un point de presse, tenu le samedi 5 février à Kinshasa, le sénateur Henri Thomas Lokondo a contesté le contrat signé pour la construction de sept centrales électriques dans cette province du Nord de la RDC. Cet accord a été signé  par Equatorial Energy & Water, une  société de droit congolais, et Prinitas Financing,  une firme finlandaise. Il a estimé que  ce contrat est inconstitutionnel et déséquilibré.

Ce contrat a été rejeté par la commission intergouvernementale, selon le sénateur Henri Thomas Lokondo. Car, dit-il, la firme Prinitas financing compte exploiter les richesses de la province de l’Equateur pendant soixante quinze ans.

Ce sénateur membre de la majorité au pouvoir l’a dit en ces termes:

«Je suis contre ce contrat parce que je le juge  inconstitutionnel, léonine  et déséquilibré, On ne peut pas hypothéquer, pendant soixante quinze ans, toutes les richesses  d’une province, de l’Etat congolais, du pays pour une piètre somme de deux cent dix millions d’euros. On ne peut pas faire ça. Il est vrai que nous avons un problème énergétique surtout dans notre province. Mais, faire ça, c’est vraiment vendre aux enchères, au rabais, les recettes du pays. Ce contrat est mafieux parce qu’illégal sur le plan de la forme et du fond.»

Un groupe d’investisseurs finlandais avait signé, le 11 juin 2010 à Stockholm en Suède, un contrat avec des autorités congolaises pour la fourniture des centrales électriques dans la province de l’Equateur.

Le gouverneur de province, Jean Claude Baende, avait annoncé le lancement des travaux de cette centrale sur base de la biomasse le 15 octobre 2010. Mais, sur le terrain, rien n’est encore fait.

D’après la même source, ces centrales seraient érigées dans quelques grands centres de la province:

  1. Gemena,
  2. Bansakusu,
  3. Lisala,
  4. Bumba,
  5. Basankusu et
  6. Boende.

Selon le journal Le Potentiel, des usines devraient être construites pour produire du courant électrique sur base de biomasse dans la province de l’Equateur. Ces deux sociétés devraient livrer ou construire sept centrales électriques de 10 mégawatts.

La validation du «Contrat de financement» devrait être conclue au plus tard en octobre 2010, a écrit ce Journal.

Ce contrat donne ainsi droit à ces entreprises de bénéficier des concessions en vue d’exploiter des minerais d’or, de diamant, de fer, du bois et de l’huile de palme. Pas seulement dans la province de l’Equateur, précise la même source, mais dans tout le pays pendant une période de soixante quinze ans.