Calendrier électoral: « Il n’y a pas un vide juridique après le 6 décembre», selon le Pasteur Ngoy Mulunda

« Il n’y a pas de vide juridique parce que le chef de l’Etat est élu avant le 6 décembre, il est connu le 6 décembre… », a déclaré, le dimanche 1er mai, à Radio Okapi, le président de la Commission électorale  nationale indépendante (Ceni), Ngoy Mulunda.

Le pasteur Ngoy Mulunda  a précisé :

«La constitution demande à ce que le président en fonction reste jusqu’à ce que le nouveau président élu le remplace. L’essentiel est que le 6 décembre, il connaît celui qui est élu, ce sont des formalités- et le 20 décembre le nouvel élu prête serment. Il n’y a aucun problème, il n’y a aucune violation de la constitution… »

Le calendrier électoral, rendu public le samedi 30 avril, prévoit l’élection du président de la République et des députés nationaux le 28 novembre de cette année.

Selon ce même calendrier, la publication des résultats provisoires de la présidentielle interviendra le 6 décembre et la prestation de serment du nouveau président, le 20 décembre.

Le président de la Ceni s’est par ailleurs engagé à mener une campagne d’explication et de clarification auprès de la population, des partis politiques, de la société civile et des étudiants.

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La publication du calendrier électoral a suscité des réactions dans la classe politique congolaise.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) estime que ce calendrier est anticonstitutionnel.

Valentin Mubake, conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, explique que le mandat du chef de l’état actuel prend fin le 6 décembre 2011, date d’entrée  en fonction du nouveau président.

Il trouve inacceptable que certaines locales soient organisées en 2013.

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Au Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), on se félicite de la publication du calendrier électoral.

Le député Jean Mbuyu, vice-président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, soutient que la publication de ce calendrier est un pas important vers l’organisation des élections.

Pour lui, la polémique autour de la date de la fin du mandat du chef de l’Etat n’a pas lieu d’être.

Jean Mbuyu déclare :

« La  constitution y a répondu en disant qu’en attendant l’installation du nouveau président, celui qui est en fonction  reste jusqu’à cette date là. S’il  y a dix jours ou quinze jours de plus, là n’est pas le débat. »

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