Elections en RDC: Ban Ki-moon offre l’appui technique et logistique de l’Onu

Ban Kimoon, secrétaire général de l'ONUBan Kimoon, secrétaire général de l’ONU

Ban Kimoon, secrétaire général de l'ONU

Le Conseil de sécurité des Nations unies se penche le mandat et l’avenir de la Monusco en RD Congo. A cette occasion, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a estimé, mercredi 18 mai, que si les prochaines élections en République démocratique du Congo sont bien menées, elles pourraient aider à consolider les acquis du processus de pacification. Par conséquent, il a offert l’appui logistique et technique et toute l’assistance nécessaire au niveau national pour que ces élections soient bien menées, selon la radio onusienne à New York.

Et au-delà des défis électoraux pour un pays post conflit, l’assistance de la communauté internationale en RDC, pour Ban Ki-moon, vise aussi:

  • la consolidation de la paix,
  • l’établissement d’un Etat de droit et
  • la bonne gouvernance.

Ambiguïté du gouvernement congolais

Cette vision de Ban Ki-moon est bien perçue par le gouvernement de la RDC représenté aux travaux de New York par son ministre Raymond Tshibanda, en charge de la Coopération internationale et régionale.

Cependant, dans son discours devant les membres du Conseil de sécurité, le ministre congolais a laissé entendre que la RDC n’avait plus besoin de la présence militaire de l’Onu, mais seulement de l’argent de la communauté internationale.

«Les opérations militaires proprement dites sont terminées», a tranché Raymond Tshibanda.

Pour le gouvernement congolais, selon son ministre dépêché à New York, la RDC serait bel et bien déjà sortie de la phase de maintien de la paix, et devrait ainsi, maintenant, passer à la vitesse supérieure.

Pour cela, la RDC souhaiterait que le budget des élections soit soldé à 40%.

L’expertise du PNUD, partenaire privilégié du pays, serait vivement souhaitée, alors que l’appui de la Monusco serait tout simplement technique, sans plus.

Les observateurs de la politique congolaise constatent cependant que la position défendue par le ministre de la Coopération internationale et régionale tranche avec celle des gouverneurs du Nord et du Sud-Kivu.

Invités par le même Conseil de sécurité, il y a près de deux semaines, les gouverneurs de deux Kivu ont souhaité une requalification du mandat de la Monusco pour l’éradication du phénomène FDLR et le développement de la région.

«Nous avons demandé que la Monusco se transforme, avec toutes les agences, de plus en plus, en accompagnateurs de la consolidation de la paix et de la reconstruction», avait rapporté le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, à la presse.

Lire aussi, sur le même sujet:

Recevez Radio Okapi par email

Donnez votre adresse email dans ce formulaire afin de recevoir tous nos articles dans votre boîte email. Vous recevrez un message de confirmation avec un lien sur lequel il vous faudra cliquer afin que l'envoi d'emails devienne effectif.
Si vous ne voyez pas l'email de confirmation dans votre boîte de réception, allez chercher dans vos spams et marquez le message comme "non spam".  

Votre adresse email :

Service offert par FeedBurner