Lubumbashi: controverse autour de l’annulation de la marche pour Floribert chebeya

L’organisation de la marche sollicitée par les ONG de droits de l’homme pour le 2, puis le mardi 7 juin, n’a pas eu lieu. Elle consistait à commémorer l’an un du double assassinat de Floribert Chebeya et de son chauffeur, fidèle Bazana.  

Le maire de Lubumbashi a demandé aux organisateurs d’introduire leur “lettre de demande d’autorisation”, six jours avant la tenue de leur manifestation. 

Au sujet de l’organisation des manifestations publiques dans la ville, il n’émet pas sur la même longueur d’ondes avec la société civile et les partis politiques de l’opposition. 

Pour ces derniers, la loi dispose qu’il faut tout simplement “informer l’autorité” urbaine de la tenue de manifestations publiques. 

L’attitude du maire constitue une violation de la constitution, a souligné Timothée Mbuya de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), signataire de la lettre adressée au maire: 

“La loi qui organise les manifestations publiques voudrait que nous puissions saisir l’autorité publique par écrit, endéans 48 heures ou 72 heures avant la tenue de la manifestation. Et l’autorité dans ce cas n’est pas tenue de refuser, mais plutôt de pouvoir l’encadrer.” 

Pour sa part, le maire de Lubumbashi, Jean Oscar Sanguza Mutunda, a déclaré qu’il doit préserver la paix et l’ordre public. Il demande  d’ailleurs à tous de respecter la loi en la matière: 

“Il faut demander l’autorisation. Aujourd’hui, il peut y avoir cinq associations qui m’informe (…) Ils vont marcher, s’il y a des bagarres, des débordements, qui sera responsable de tout ça? La loi est là. On ne la refuse pas. Mais, sur le terrain, on doit mettre des garde-fous pour qu’il y ait l’ordre public.” 

Les partis politiques de l’opposition sont aussi d’avis que le maire de Lubumbashi les soumet au principe d’autorisation, alors que celui-ci n’est plus de mise dans le pays. 

Là aussi le maire se défend en affirmant que tous les partis politiques ont toujours été autorisés à manifester sans disctinction.

L’ancien directeur exécutif de l’ONG La Voix des sans voix, Floribert Chebeya, a été retrouvé mort à bord de sa voiture le 2 juin 2010 au quartier Mitendi de Kinshasa (Ouest) et son chauffeur, Fidèle Bazana, a été porté disparu. Huit policiers sont poursuivis dans le cadre de cette affaire devant la cour militaire de Kinshasa, qui doit rendre son verdict le 16 juin.

Lire aussi:

Commémoration de l’an 1 de la mort de Floribert Chebeya

Plaidoyer pour dédier la journée du 1er juin aux défenseurs des droits de l’homme

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