Fidèle Sarassoro: «Les besoins humanitaires demeurent énormes en RDC»

Fidele Sarassoro, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC. Radio Okapi/ Ph. John BompengoFidele Sarassoro, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Fidele Sarassoro, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

«En dépit du travail immense réalisé sur le terrain par le gouvernement et les agents humanitaires, les besoins humanitaires demeurent énormes en RDC.» Le représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnateur  de l’action humanitaire en RDC, Fidèle Sarassoro l’a déclaré, vendredi 19 août, à l’occasion de la 3e Journée mondiale de l’aide humanitaire.

Selon lui, il ne se passe pas une semaine, sans que les acteurs humanitaires soient confrontés «aux incidents sécuritaires », surtout dans les Nord et Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC).

«105 incidents ont été rapportés depuis le début de cette année », ajoute Fidèle Sarassoro.

Il encourage les autorités congolaises à assurer aux acteurs humanitaires un environnement juridique et sécuritaire « propice à la réalisation de leur mission.»

Pour cela, Fidèle Sarassoro demande au gouvernement de tenir compte des quatre principes qui fondent toute action humanitaire. Il s’agit de:

-L’impératif humanitaire
-La neutralité
-L’impartialité
-L’indépendance

Conditions sécuritaires déplorables à Bukavu

Le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA/Sud-Kivu) a organisé une journée porte ouverte sur les activités des organisations humanitaires. Le chargé des affaires humanitaires associé au bureau d’OCHA/Bukavu, Claude Mululu, a mis un accent sur les difficultés d’ordre sécuritaire qu’ils rencontrent.

Claude Mululu a aussi évoqué le problème d’inaccessibilité de certaines zones enclavées.

«En général, nous connaissons des incidents sur les routes. Il y a des coupeurs des routes et des hommes en arme qui rendent difficile notre travail», ajoute-t-il.

Les statistiques montrent que soixante-quatre incidents ont affecté les acteurs humanitaires sur les routes du Sud-Kivu en 2010. Alors que de janvier à mai 2011, une trentaine a été enregistrée, indique Claude Mululu.

Il souligne que ces incidents rendent difficile le déploiement du personnel, pouvant aller jusqu’à la suspension des aides dans les zones touchées.

En décembre 2008, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé de commémorer le 19 août de chaque année la journée mondiale humanitaire pour rendre hommage à tout le personnel humanitaire, au personnel des Nations unies et à tous ceux qui s’emploient à promouvoir la cause humanitaire et à ceux qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.

L’Assemblée générale a choisi la date du 19 août en mémoire des vingt-deux victimes de l’attentat à la bombe, en 2003, contre l’hôtel Canal à Bagdad en Irak. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Sergio Vieira de Mello a été tué dans cet accident. 

La première journée mondiale de l’aide humanitaire a été célébrée en 2009.

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