Uvira: attaque de deux résidences des agents internationaux de la Monusco

Carte de Uvira au Sud KivuCarte de Uvira au Sud Kivu

Carte de Uvira au Sud Kivu

Des hommes armés non autrement identifiés ont attaqué les deux résidences dans la nuit du vendredi au samedi 20 août  dans le quartier Kilomoni de la cité d’Uvira, au Sud-Kivu. D’abord, ils se sont introduits dans la résidence de l’officier chargé de l’administration de la Monusco Uvira. Le chien de garde, très vigilent, a empêché ces malfrats d’opérer.  Par contre, dans la deuxième résidence de l’officier chargé des affaires civiles, ils ont emporté de l’argent et des téléphones portables, après avoir maîtrisé  deux gardiens.

Le dernier incident s’est passé vers 2 heures du matin. Selon les témoins, les malfrats ont troué la clôture de la résidence avec une barre de fer. Vingt d’entre eux se sont introduits dans la cour avant de se diriger vers le poste des gardiens qu’ils ont copieusement tabassés et ligotés.

L’officier de la section des affaires civiles se trouvait dans sa chambre au moment de l’opération. Alerté par les cris d’un gardien, il s’est dirigé vers la fenêtre. Il a jeté de l’argent pour dissuader  les assaillants, mais en vain.

Ces derniers ont forcé la porte d’entrée au salon à l’aide d’une grosse pierre. Puis, ils se sont dirigés dans la chambre de l’officier, mais  n’ont trouvé personne.

Un gardien témoigne :

«Ils (NDLR : les assaillants) avaient déjà pris de l’argent, mais ils sont retournés pour la 2e fois. Et quand ils sont entrés dans la chambre, ils ont cité  seulement un nom. « Chef, sortez de la chambre,  dehors! C’est toi que nous recherchons », disaient-ils. A l’arrivée des  casques bleus pakistanais, quelques assaillants fuyaient devant le portail.»

De l’avis des habitants du quartier Kilomoni, cet incident remet en question les mesures de sécurité annoncées récemment par les autorités territoriales d’Uvira.

Selon les voisins de deux professionnels de la Monusco, l’opération a duré une heure sans que l’armée et la police n’interviennent.

Les autorités civiles et militaires locales affirment n’avoir pas été informées de l’incident.

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