Célébration du 8 mars : les organisations des femmes déplorent « des dérapages »

Un Modèle de la pagne pour la Journée Internationale de la Femme. Kinshasa, le 01/03/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA

Les organisations citoyennes des femmes résument la journée du 8 mars en un seul concept : indignation. Elles déplorent que les femmes et jeunes filles accompagnées d’hommes aient célébré la journée internationale de la femme en inondant les bars et dancings de Kinshasa dans la soirée. Ils se sont livrés à la consommation de l’alcool depuis le coucher du soleil jusque très tard la nuit, voire au petit matin du 9 mars.

Quelques témoignages concordants ont aussi fait état d’une débauche «de très forte ampleur » constatée en cette journée dédiée plutôt à la valorisation de la gente féminine.

«Nous ne voulons pas qu’on enregistre encore des cas de transmission du Sida et des grossesses non désirables à partir de la journée de la femme », a déclaré la coordinatrice du Réseau national du développement de la femme (Renadef), Marie Nyombo Zaina, avant de poursuivre :

«Les femmes à la maison doivent conseiller leurs filles à ne pas bafouer les vraies valeurs que cherchent finalement à défendre la femme en société », a ajouté marie Nyombo Zaina.

Devant cette situation «révoltante », le Réseau pour l’éducation civique au (Recic) explique qu’il y a encore possibilité d’améliorer la conception de cette journée.

«Nous devons tous nous approprier cette lutte. Il faut éviter la manière de commercialisation de la journée en vendant des pagnes, en se livrant à l’alcoolisme, … », a indiqué un des éducateurs de ce réseau, Gerard Bisambu.

Les officiels congolais dénoncent également les dérapages constatés le 8 mars à Kinshasa, mais félicite en même temps toutes les initiatives positives qui ont entouré la journée.

Ils citent par exemple la foire de l’entreprenariat féminin actuellement en cours au ministère du genre, famille et enfant à Kinshasa.

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