Lambert Mende : « Nous avons toujours été d’accord que Bosco Ntaganda soit jugé un jour »

Lambert Mende, ministre congolais de Médias, relation avec le parlement et nouvelle citoyenneté, lors d’un point de presse expliquant la suspension du quotidien “Le journal”. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouvernement congolais se dit prêt « à voir Bosco Ntaganda être jugé un jour ». Son porte-parole, Lambert Mende, a, au cours d’une déclaration samedi 14 juillet à Radio Okapi, affirmé que la justice pour la RDC n’a pas de couleur, « qu’elle soit nationale ou internationale ». La Cour pénale internationale (CPI) a lancé vendredi 13 juillet un nouveau mandat d’arrêt contre l’ancien général congolais Bosco Ntaganda et Sylvestre Mudacumura.

Bosco Ntaganda est poursuivi, selon le chargé de communication de la CPI à Kinshasa, pour meurtre, viol, esclavage sexuel et persécution.

Le gouvernement congolais a toujours refusé de livrer Bosco Ntaganga à la CPI, disant vouloir lui donner une chance au processus de paix mené dans le cadre de l’accord conclu avec le CNDP (le Congrès national pour la défense du peuple, dont est issu ce général déchu.

Lambert Mende explique que le gouvernement congolais a changé de position depuis que Bosco Ntaganda s’est engagé dans la nouvelle rébellion déclenchée depuis avril 2012.

« Nous avions seulement conclu un accord temporaire pour essayer de donner une chance à un processus de pacification qui était menacé en ce moment-là. Avec l’attitude de Ntaganda, nous sommes revenus sur cet accord et avons nous-mêmes lancé une instance judiciaire contre lui. Je pense que les juges congolais décideront lorsque Ntaganda sera appréhendé de la meilleure façon de faire : l’envoyer à la Haye ou régler le problème ici. Ce n’est pas au gouvernement de prendre la décision dans un Etat de droit », a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Concernant le mandat d’arrêt international contre Sylvestre Mudacumura, un des principaux leaders des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), Lambert Mende a indiqué que le gouvernement congolais avait toujours souhaité depuis longtemps une collaboration avec la communauté internationale contre les FDLR.

« Mieux vaut tard que jamais », ajoute-t-il.

Pour sa part, le vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Dismas Kitenge demande à tous les pays signataires du statut de Rome de collaborer avec la Cour pour arrêter et livrer Ntaganda et Mudacumura.

« Nos demandons à la RDC et à tous les pays voisins de collaborer pour mettre en exécution les mandats de la CPI contre Ntaganda et Sylvestre de les arrêter et de les livrer à la CPI pour qu’ils répondent devant la cour de leurs actes. Pour les crimes internationaux les plus graves, la cour est la mieux placée parce que la justice congolaise a encore des lacunes », a ajouté Dismas Kitenge.

Il appelle aussi le gouvernement congolais à livrer Ntaganda et Mudacumura comme il l’a fait pour Thomas Lubanga, et autres.

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