Kampala : Joseph Kabila et Paul Kagame participent au sommet sur la sécurité dans l’Est de la RDC

De gauche à droite: Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de la Tanzanie Jakaya Kikwete, de l’Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila à l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Kampala, le 7 août 2012. Photo Droits tiers.

De notre envoyée spéciale à Kampala, Gisèle Kaj

Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) a débuté mardi 7 août à Kampala, en Ouganda. Les présidents congolais, rwandais, burundais, tanzanien et ougandais ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui sera essentiellement consacrée la situation sécuritaire dans l’Est de RDC où sévit depuis le mois de mai dernier la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Les onze chefs d’Etat ou de gouvernement des pays membres de la CIRGL étaient attendus.

Au cours de ce sommet de deux jours, les chefs d’Etat de cette communauté doivent notamment décider des modalités pratiques du déploiement d’une force internationale neutre à la frontière entre le Rwanda et la RDC pour combattre les groupes armés notamment les rebelles des FDRL et du M23 actuellement actifs dans l’Est de la RDC.

Le principe du déploiement de cette force a été approuvé par les présidents de la RDC, Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame, le dimanche 15 juillet, en marge du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

La constitution, le mandat et la durée de cette force font l’objet de l’actuel sommet. Mais au premier jour, les discussions seraient difficiles entre la RDC et le Rwanda sur la composition de cette force neutre.

Le coordonnateur national de la CIRGL, le Congolais Hamuli Kabaruza, a déclaré mardi  que le Rwanda et l’Ouganda ne doivent pas figurer dans la composition de cette force internationale. Ces deux pays sont accusés de soutenir la rébellion du M23.

Le 15 juillet dernier, lors de l’ouverture du sommet de l’Union africaine, le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, avait indiqué que l’organisation continentale était « disposée à contribuer à la constitution d’une force régionale pour mettre un terme définitif aux agissements des groupes armés » dans l’Est de la RDC.

Pour certains observateurs, les rapports entre cette force et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) devraient également être définis.

Au terme d’une rencontre avec Roger Meece, chef de la Monusco, le secrétaire exécutif de la CIRGL, Ntumba Luaba, a déclaré le jeudi 19 juillet que la force internationale qui sera déployée à la frontière entre la RDC et le Rwanda ne va pas remplacer la mission onusienne mais plutôt la compléter.

Trois jours plus tôt, le vice-président de la société civile du Nord- Kivu, Omar Kavota avait souhaité que cette force « œuvre avec les casques bleus de la Monusco qui connaissent bien la région ».

La mise en place de cette force internationale fait suite à l’insécurité récurrente dans l’Est de la RDC accentuée ces derniers mois par la création de la rébellion du M23 constituée des officiers récemment radiés de l’armée.

Ces responsables du M23 réclament l’application de l’accord de paix du 23 mars 2009 signé entre le gouvernement le CNDP. Cet accord prévoyait notamment l’intégration des combattants rebelles dans l’armée et dans la police ainsi que l’attribution des fonctions aux cadres civils de l’ex-rébellion.

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