Traque des FDLR : les FARDC et l’armée rwandaise se retirent des forces spéciales

Des soldats des FARDC se retirent des forces spéciales entre la RDC et la Rwanda pour traquer les FDLR à Rutshuru au Nord-Kivu/ Photo Radio Okapi.

Les forces spéciales du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC) déployées depuis février 2011 pour la traque des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) se sont retirées, vendredi 31 août, des villages de Katwiguru, Kiseguro et Kaunga dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, ont affirmé des populations locales.

Le motif du retrait de ces unités de Rutshuru n’est pas encore dévoilé. Les autorités congolaises n’ont pas voulu s’exprimer à ce sujet, évoquant le « secret défense ». Mais des sources militaires ont déclaré que les Rwandais pourraient regagner leur pays à partir de la frontière de Kibumba, à 30 kilomètres de la ville de Goma.

Des témoins indiquent que deux compagnies de Forces spéciales rwandaises et deux autres de l’armée congolaise ont quitté le groupement de Binza. Les unes à bord des véhicules militaires et civils, les autres à pieds avec leurs effets militaires au dos.

Le porte-parole du gouvernement a déclaré, jeudi 21 juin, que le problème des FDLR tire ses origines du Rwanda.

«Nous avons difficile à croire que le Rwanda ne soit pas considéré comme partie intégrante des problèmes qui ont surgi dans cette partie de notre pays dans la mesure où le cœur du problème, comme le président Kagame lui-même l’a défini c’est les FDLR. Or les FDLR, ce sont des Rwandais. Par ce fait même, le problème ne peut pas être défini comme congolo-congolais», a affirmé Lambert Mende.

Les FDLR sèment l’insécurité dans le territoire de Rutshuru depuis 1997.

En 2009, Les FARDC et l’armée rwandaise s’étaient coalisées dans le cadre de l’opération Kimia 2 pour neutraliser ces rebelles rwandais. Selon le porte-parole de ce commandement militaire, le major Ekenge, cette opération a atteint ses objectifs en neutralisant près de cinq mille éléments de cette force négative, soit 75% de leur effectif.

Les FDLR ne sont pas les seules forces à la base de l’insécurité dans l’Est de la RDC. Plusieurs autres groupes sont aussi indexés à l’instar du Mouvement du 23 mars (M23), créé en mai dernier par des mutins de l’armée congolaise issus de l’ancienne rébellion du CNDP.

Kinshasa a toujours accusé le Rwanda d’être à la base de cette rébellion. Kigali a toujours nié son implication dans la situation sécuritaire en RDC. Paul Kagame a déclaré que son pays ne soutient pas le M23:

« Nous n’en avons pas l’intention, car nous ne savons pas ce qu’ils veulent. Ça n’aurait aucun sens d’être impliqué, car notre relation avec la RDC était très bonne. Avant que tout cela n’arrive, nous travaillions ensemble pour éliminer le problème qui existait entre les deux pays.»

En juillet 2012, le Rwanda a refusé de rapatrier sur son sol vingt-deux combattants ayant combattu aux côtés des rebelles du M23. La police des frontières rwandaise n’a accepté que le retour des sept éléments des FDLR.

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