RDC : le général Kifwa nie toute implication dans le trafic illégal d’armes

Des officiers des FARDC sillonnent la zone frontalière avec le Rwanda où des militaires congolais et rwandais se sont tirés dessus le 3 novembre 2012 (Photo Sylvain Liechti). © MONUSCO/Sylvain Liechti

Le commandant de la 9ème région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Jean-Claude Kifwa, a fait part mercredi 28 novembre de sa surprise d’avoir été cité dans le rapport final du groupe d’experts du comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’Onu sur la RDC. Ce rapport affirme que plusieurs officiers de l’armée sont impliqués dans la vente d’armes aux groupes armés en RDC. Le général Kifwa rejette ces accusations, accusant ces experts de « faire de l’amalgame » dans le discréditer.

Au cours d’un point de presse tenu à l’Etat-major de la 9ème région militaire, le général de brigade Jean-Claude Kifwa a affirmé être prêt à répondre de ces accusations devant la justice.

«Je porte un démenti catégorique et j’affirme avec véhémence que toutes ces allégations sont sans fondement. Comment allez- vous croire que le commandant-région qui dirige les opérations contre ces mêmes groupes et que lui-même soit aussi un collaborateur de ces bandits de grand chemin», s’est-il défendu.

Pour lui, ce rapport contient «des incohérences ainsi qu’une confusion totale».

«Moi je pense qu’il y a une confusion totale dans ce rapport parce qu’il est écrit quelque part que Paul Sadala Morgan est un braconnier opérant sur les territoires de Mambassa, Lubero et Bafwasende, dans la Province orientale, alors que Lubero n’est pas un territoire de la Province Orientale», a-t-il expliqué.

Le territoire de Lubero est en effet situé dans la province du Nord-Kivu.

Le général Jean-Claude Kifwa nie aussi toute collaboration avec le chef milicien Morgan.

« Moi je pense qu’il y a une campagne de diffamation, de discrédit qui risque de compromettre l’exercice de mes fonctions en tant que commandant région militaire », a-t-il déclaré.

Un récent rapport d’experts des Nations unies affirme que plusieurs officiers militaires, dont l’ancien commandant des forces terrestres des FARDC, le général Amisi dit « Tango Four », suspendu depuis, vendait des armes de guerre à des groupes armés actifs en RDC.

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