Nord-Kivu: la situation sécuritaire reste relativement calme, affirme Richard Muyej

Richard Muyej, ministre congolais de l’Intérieur à Goma (Photo Jonathan Lorrillard)

Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, a indiqué dimanche 26 mai à Goma (Nord-Kivu) que la situation sécuritaire est relativement calme au Nord-Kivu. «La situation sécuritaire reste relativement calme sur l’ensemble de la province après les récents combats entre les rebelles du M23 et les FARDC», a affirmé le ministre après être rendu personnellement dans la localité de Mutaho où l’armée régulière s’est dernièrement battue avec la rébellion du M23.

Richard Muyej Mangez reconnait toutefois qu’il y a encore des poches résiduelles d’insécurité dans cette région, en proie à des groupes armés depuis plus de deux décennies.

«Dans les autres territoires du Nord-Kivu, il y a le phénomène de groupes armés qui se poursuit avec des enfants du Nord-Kivu qui sont en contact avec certaines forces négatives pour perpétrer les exactions contre la population civile», a dénoncé Richard Muyej.

Pour restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays, il entend multiplier des stratégies, et mettre à profit les initiatives locales de “dialogue social” qui, selon lui, contribuerait à la cohésion inter ethniques.

Le ministre a reconnu que l’initiative du dialogue social permettra de rapprocher et d’effacer les fissures entre les communautés de cette région.

Des sources sur place affirment que le trafic routier entre la ville de Goma et le territoire de Rutshuru a repris suite à cette trêve observée depuis mercredi entre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et les militaires congolais.

Cet arrêt de combat, avait pour objectif, selon le M23, de « faciliter la visite du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon » à Goma.

Et depuis, le trafic avait peu à peu repris dans la soirée entre Goma et le territoire de Rutshuru, une route d’une grande importance économique, qui permet d’approvisionner la capitale du Nord-Kivu en produits de consommation provenant notamment des villes de Butembo et Beni.

Des combats ont opposé des FARDC aux rebelles du M23 depuis lundi 20 mai à Mutaho, à 10 kilomètres de Goma. Difficile de savoir le camp qui a déclencché les hostilités, les deux forces se rejetant la responsabilité d’avoir ouvert le feu le premier.

Le bilan officiel fait état de dix neuf morts et plusieurs centaines des déplacés, qui pour la plupart ont trouvé refuge à Goma et d’autres villages voisins.

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