L’ONU appelle la RDC à sanctionner les militaires accusés d'avoir profané les cadavres des rebelles du M23

Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l’Onu le 22/05/2013 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a appelé mercredi 17 juillet la RDC à poursuivre en justice les militaires congolais accusés d’avoir profané les cadavres des rebelles du M23 et maltraité des éléments de cette rébellion qu’ils ont fait prisonniers. Plus de 120 rebelles du M23 ont été tués depuis la reprise des hostilités dimanche à Mutaho, situé à une dizaine de kilomètres des Goma, entre les FARDC et le M23, selon un bilan provisoire publié lundi par les autorités congolaises.

Depuis mercredi, des images des cadavres du M23 en train d’être profanés à l’aide des douilles d’obus circulent sur Internet. Sur d’autres photos, on peut voir des rebelles en vie en train d’être tournés en ridicule en public.

Ban Ki-moon s’est dit « profondément préoccupé » par ces allégations de mauvais traitements de détenus du M23 et de profanation de cadavres des combattants de ce groupe rebelle par les forces armées congolaises. Il a souligné que les mauvais traitements infligés aux détenus constituent une violation des droits de l’Homme et du droit humanitaire international.

La Mission de stabilisation des Nations Unies en RDC (Monusco) a soulevé cette question au plus haut niveau avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et « se félicite des mesures prises par l’armée congolaise pour donner suite à ces allégations et sanctionner les auteurs de ces actes ».

Elle a par ailleurs lancé le processus de réexamen de son soutien aux unités des FARDC soupçonnées d’être impliquées dans ces incidents, conformément à la politique de diligence des Nations Unies en matière de droit de l’Homme.

Le Secrétaire général de l’ONU a aussi invité les parties à « faire preuve de retenue » et réaffirmé l’importance de travailler dans le cadre de l’Accord pour la Paix, la Sécurité et la Coopération afin de s’attaquer aux causes profondes du conflit en RDC.

Mercredi, l’armée congolaise a intensifié les bombardements sur les positions du M23 à Kibati, situé à une vingtaine de kilomètres de Goma la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Des chars, des mortiers et des mitrailleuses lourdes montées sur des affuts ont pilonné pendant une partie de l’après-midi les positions du M23. Comme la veille, trois hélicoptères de l’armée sont également intervenus contre les positions rebelles en tirant des roquettes.

Ces combats ont repris dimanche alors que des pourparlers de paix actuellement à Kampala entre le gouvernement congolais et M23 n’avancent pas.

Le M23 est constitué des mutins de l’armée congolaise issus essentiellement de l’ex-rébellion du CNDP. En mars 2009, Kinshasa avait signé avec le CNDP un accord de paix dont le M23 réclame la pleine application. Kinshasa et l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda d’apporter un soutien militaire au M23. Ce que nient ces deux pays.

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